Histoire d’épaves – De la Petite Hermine à l’Auguste (1536-1761) est écrit par un historien, Dave Noël, qui plus est, par un historien très bien documenté. Vous vous direz sans doute que cette lecture risque d’être ennuyante aux yeux de ceux et celles qui ne sont pas passionné.es d’histoire. Détrompez vous! Ah oui, j’allais oublier: Dave Noël est aussi journaliste, d’où peut-être, son évident talent de conteur.
Ce fascinant ouvrage, paru il y a peu chez Boréal et doté d’une intéressante iconographie, passe en revue grands nombre de naufrages survenus du temps de la Nouvelle-France.
On y décrit surtout les déboires et les malheurs de navires militaires, mais, quelques fois et d’entrée de jeu, de navires de découvreurs dont le plus célèbre est sans doute Jacques Cartier. J’ai été surpris de constater la multitude d’épaves, retrouvées ou non, qu’on sait avoir péri dans le fleuve Saint-Laurent.
En effet, il semble que le principal danger rencontré par les navigateurs, durant plus de deux siècles, ce furent les conditions de navigation dans le plus vaste fleuve de la planète: ensablements sur des hauts-fonds, coques brisées sur des rochers, mâts arrachés par des vents violents.
Bien sûr, les combats avec la perfide Albion ont aussi laissé de nombreuses traces sous les limons du Saint-Laurent. Vaisseaux coulés, sabordés, incendiés et, parfois, récupérés et même renommés par l’ennemi.

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Ce n’est pas une simple description que nous livre l’historien, mais bien un véritable récit autour des barques, des chaloupes, des chébecs, des frégates et autres brûlots, sous la gouverne de commandants ayant laissé leur trace dans l’histoire tels qu’un Vaudreuil, un Vauquelin ou un Lemoyne d’Iberville.
En lisant Histoire d’épaves, on apprend moult choses sur la navigation, sur l’armement des navires, sur les conditions de vie à bord, et parfois sur la terre ferme après un naufrage. Oui, la vie de marin pouvait être une méchante galère!
On apprend aussi qu’il y a vraiment eu des trésors embarqués qui ont coulé par le fond et qui, pour certains, ont été remontés à la surface, mais qui, pour d’autres, demeurent enfouis et font encore rêver les chasseur.es de trésors.





