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Qui envoie son enfant dans des concours de beauté? Apparemment, la mère d’Elizabeth Vernn, qui a clairement voulu se projeter dans le corps de sa petite fille et vivre la gloire à travers elle. Mais cette entrée dans le monde des mini-miss s’est transformé en quelque chose de beaucoup plus profond – et toxique – dans le roman Florida, d’Olivier Boudreaut, publié chez Finitude.

Il y a un quart de siècle, l’auteur George R.R. Martin publiait A Game of Thrones, le premier tome de la saga A Song of Ice and Fire. Et si 25 ans plus tard, l’influence culturelle de cet univers fantastico-médiéval peut avoir quelque peu diminué – la faute à une fin en queue de poisson de l’adaptation télévisuelle diffusée par HBO et à l’interminable délai dans la publication des deux tomes restants –, force est d’admettre que le livre qui a tout lancé tient toujours superbement la route.

Dix ans après sa parution en anglais sous le titre Erasing memory, le premier roman policier de l’auteur canadien Scott Thornley vient de paraître dans la collection Boréal Noir, sous la plume traductrice du Québécois Éric Fontaine.

Une catastrophe planétaire! Un scientifique intrépide! Des revirements de situation inattendus! Et de la science. Beaucoup, beaucoup de science. L’auteur de science-fiction Andy Weir, bien connu pour le plus que savoureux The Martian, signe avec Project Hail Mary un très solide troisième roman.

Deuxième ouvrage d’une trilogie traitant du monde interlope japonais, L’œil du chien enragé est annoncé comme un roman policier, mais nul suspense ne l’habite. Même l’intrigue n’y est visible qu’après la lecture de plus d’une centaine de pages. Il n’y a donc rien dans ce titre de Yûko Yuzuki, publié à l’Atelier akatombo, pour nous faire haleter.

Encore inconnu de nous jusqu’à présent, Yves Hughes, avec son plus récent opus, nous a apporté un pâle rayon de soleil en cet hiver littéraire. Il n’y a pas de quoi faire fondre nos cœurs avec Pâle copycat, mais certainement de quoi égayer un gentil dimanche après-midi.

Rien dans le ciel est le quatrième ouvrage de Michael Delisle qui est publié chez Boréal. Il s’agit d’un recueil de huit nouvelles de huit à 25 pages. Le moins qu’on puisse dire, c’est que ces fiers petits bricolages littéraires sont bien différents les uns des autres et c’est certes là que réside un des principaux défis que doivent relever les auteurs de nouvelles.

Habituellement, le blocage créatif, la panique papelarde et la paralysie romancière, sont plutôt l’apanage de l’auteure qui a connu un premier succès, de l’écrivain qui a vendu plus d’exemplaires que prévu. Face à la réussite inattendue et à la pression de l’éditeur, voilà que surgit l’angoisse de la page blanche. Enfin, c’est ce qu’on se plaît à montrer dans les films.