Fermer le menu
Pieuvre
    Facebook X (Twitter) Instagram
    PieuvrePieuvre
    • Accueil
      • Qui sommes-nous?
      • Travaillez avec nous
      • Work with us
      • Abonnez-vous à l’infolettre
      • Encouragez Pieuvre
      • Nos abonnés
      • Contactez-nous
    • Culturel
      • Festivals
        • Cinémania
        • Fantasia
        • FIFA
        • FIJM
        • FIL
        • FNC
        • Fringe
        • FTA
        • Image+Nation
        • OFFTA
        • Montréal complètement cirque
        • Mutek
        • Nuits d’Afrique
        • RIDM
        • RVQC
        • Vues d’Afrique
        • Zoofest
      • Arts visuels
      • Cinéma / Télévision
      • Danse
      • Littérature
        • Romans
        • Essais
        • Bandes dessinées
        • Beaux livres
        • Biographie
        • Poésie
      • Musique
      • Théâtre / Cirque
    • Politique / Économie
      • Politique
      • Économie
      • Afrique
      • Amériques
        • Élections québécoises 2026
      • Asie
      • Europe
      • Moyen-Orient
      • Océanie
    • Science
      • Science
      • Environnement
    • Société
      • Société
      • Médias
      • Santé
      • Vie tentaculaire
      • Jeux de société
      • Jeux de rôle
      • 45 ans du Stade olympique
    • Techno / Jeux
      • Technologie
        • Séance de test
      • Jeux vidéo
        • Jeux préférés de…
        • Rétroctopode
    • Podcasts
      • Entretiens journalistiques
      • Rembobinage
        • La Voûte
        • Projection
      • SVGA
      • Pixels et préjugés
      • Heure supplémentaire
      • Des nouvelles de l’Oncle Sam
      • Dans les coulisses de…
    • Encouragez Pieuvre
    Pieuvre
    Accueil»Société»Médias»Désinformation: les acteurs récurrents des théories du complot
    L'accélération du processus de désinformation se poursuit: pour les sujets liés à la santé, le mécanisme ne se compte plus en mois, mais en jours, voire en heures.

    Désinformation: les acteurs récurrents des théories du complot

    0
    Par Agence Science-Presse le 15 octobre 2026 Médias

    La transformation d’une fausse nouvelle absurde en une fausse nouvelle soi-disant respectable suit des cycles (voir texte précédent), qui impliquent les mêmes types d’intervenants, surtout lorsqu’il s’agit de désinformation scientifique. Le Détecteur de rumeurs explique.

    Par exemple, qu’y a-t-il de commun entre les théories du complot entourant les changements climatiques et celles entourant la COVID ou d’autres maladies, en dépit du fait qu’elles se contredisent souvent?

    Ce qu’il y a de commun, ce sont les intervenants. Deux chercheurs ont récemment résumé cela en 5 groupes.

    • 1- Des dirigeants de grandes entreprises qui ont un intérêt dans la dissémination de ces fausses infos.
    • 2- Des politiciens qui sont dans le même camp idéologique que ces gens d’affaires.
    • 3- De faux experts scientifiques.
    • 4- Des influenceurs, baladodiffuseurs ou youtubeurs dont l’audience se mesure en millions.
    • 5-  Des médias.

    Le mécanisme, dans ses grandes lignes, est que le groupe 1 finance le groupe 2 et embauche le groupe 3, dont les sujets de discussion trompeurs ou choquants seront répercutés par les groupes 4 et 5.

    Dans leur ouvrage Science Under Siege, paru en 2025, le climatologue Michael Mann et le microbiologiste Peter Hotez décrivent ces cinq groupes comme étant les « forces de l’antiscience » qui « menacent notre monde » —en raison des dégâts que peuvent causer des crises sanitaires ou environnementales.

    Tous deux ont eu maille à partir avec ces « forces »: Michael Mann est la bête noire des mouvements climatosceptiques depuis un quart de siècle et Peter Hotez est devenu pendant la pandémie une cible de l’hostilité des mouvements antivaccins.

    Les auteurs expliquent que, isolément, chacun des 5 acteurs n’a pas le pouvoir de « blanchir la fausse information » ou de la rendre respectable (voir texte précédent). Mais c’est leur travail combiné qui aboutit à ce résultat: une théorie niant le réchauffement climatique qui serait brandie par une compagnie pétrolière n’aurait aucune crédibilité. Mais si elle est répercutée par quelqu’un qui a l’apparence d’un expert scientifique, ou par des médias sérieux, elle semble tout à coup plus crédible.

    Vous aimez nous lire et nous écouter? Pour continuer de vous offrir nos contenus, nous avons besoin de vous.

    Pour seulement 5$ par mois, contribuez au succès de Pieuvre et obtenez l’accès à La Voûte, une série d’épisodes exclusifs du podcast Rembobinage. Abonnez-vous dès aujourd’hui!

    Les mêmes catégories et parfois, les mêmes comptes

    En arrière-plan de ces cinq catégories, il y a des gens qui sont plus actifs que d’autres. En avril 2020, le site spécialisé DeSmog avait recensé quelque 70 groupes et individus qui étaient à l’avant-scène du déni de la COVID, et qui avaient aussi été à l’avant-scène du déni des changements climatiques: cela allait du très populaire baladodiffuseur et complotiste Alex Jones (InfoWars), jusqu’au groupe de réflexion conservateur Heartland Institute.

    Un organisme américain, le Center for Countering Digital Hate, dans un rapport intitulé Toxic Ten et publié en 2021, avait lui aussi identifié de telles répétitions : ses « Toxic Ten » étaient 10 sites responsables de 69% des interactions sur Facebook liées au déni climatique. Certains avaient des liens avec les compagnies pétrolières ou avec la Russie, mais surtout, plusieurs comme Breitbart News, Newsmax ou le Washington Times, faisaient partie du même écosystème de la désinformation qui niait autant les changements climatiques que la COVID ou les vaccins.

    Des contradictions qui ne leur nuisent pas

    Comme ces sites « toxiques » lancent à l’année longue toutes sortes de rumeurs et de théories du complot, ils en viennent inévitablement à se contredire: par exemple, certaines des mêmes personnes qui nient que les humains aient la capacité d’affecter le climat, ont tout à coup accusé, en 2024, le parti démocrate d’avoir créé des ouragans pour nuire à Donald Trump. Quant à la COVID, il a tour à tour été dit, en 2020-21, qu’il s’agissait d’une fausse maladie, ou bien d’une vraie maladie mais que les vaccins seraient inefficaces, ou bien qu’ils seraient mortels, ou bien qu’ils servaient à modifier nos gènes, etc.

    Et pourtant, ces contradictions ne leur nuisent pas, constataient en 2020 les psychologues australiens Stephan Lewandowsky et John Cook dans leur « manuel des théories du complot » (Conspiracy Theory Handbook) : « l’incohérence est un attribut de la pensée conspirationniste », mais il n’en découle pas que le déni soit irrationnel. « Au contraire, la rhétorique négationniste est une stratégie politique efficace pour retarder l’action climatique ou miner les perceptions du public sur le poids de la preuve scientifique ».

    Des intérêts économiques et politiques

    C’est qu’il y a avant tout des intérêts économiques et politiques derrière la multiplication de ces fausses affirmations, et qui expliquent la récurrence des cinq groupes d’intervenants. Deux exemples:

    • Des influenceurs antivaccins (groupe 4) sont en même temps des vendeurs ou des promoteurs de produits de santé dite alternative fabriqués par d’autres compagnies (groupe 1). Les procès contre Alex Jones ont ainsi permis d’apprendre que près des trois quarts de ses revenus, se mesurant en dizaines de millions de dollars par année, provenaient de la vente de suppléments alimentaires et autres produits dits « naturels ».
    • Et les compagnies pétrolières et gazières (groupe 1) ont évidemment un intérêt à retarder le plus possible la sortie des carburants fossiles.

    De plus, le désir qu’ont ces compagnies pétrolières et gazières de ne pas voir leur secteur de l’économie être réglementé, les met en phase avec les politiciens (groupe 2) qui défendent l’idée d’un gouvernement le moins interventionniste possible dans le « libre-marché ». C’était déjà l’argumentaire des compagnies de tabac dans les années 1960, qui prétextaient l’existence d’un « doute » sur un lien entre tabac et cancer, pour s’opposer à toute réglementation de leurs produits.

    Les historiens des sciences Naomi Oreskes et Erik Conway, qui avaient publié un livre sur ces « marchands du doute » (Merchants of Doubt, 2010), ont retracé dans un ouvrage plus récent (The Big Myth, 2023) deux campagnes de désinformation similaires, plus anciennes encore, aux États-Unis. Dans les années 1920, la National Electric Lightning Association, regroupement des compagnies d’électricité, s’était opposée à ce que le gouvernement prenne en main l’électrification des campagnes, et l’Association nationale des manufacturiers s’était opposée à ce que le gouvernement réglemente le travail des enfants dans les usines.

    Dans les deux cas, ces compagnies et leurs alliés politiques se justifiaient en invoquant le « libre-marché » et la « liberté de choix » des ruraux ou des parents. Pour cela, ils utilisaient de fausses informations et de faux experts, dans l’espoir que le tout soit répercuté par les médias —soit les mêmes mécanismes qu’ont identifié Hotez et Mann.

    Semer la confusion plutôt que convaincre

    Les exemples du texte précédent (Ukraine, Haïtiens, sida) et de celui-ci (climat, COVID) ont donc en commun d’être devenus populaires parce qu’ils s’inséraient dans un mouvement idéologique qui avait besoin de fausses informations pour nourrir son combat:

    • l’Union soviétique ne tentait pas de convaincre les Américains que le sida avait été créé par leur armée; elle avait besoin de telles fausses rumeurs pour semer le chaos et la division chez ses adversaires idéologiques;
    • le mouvement anti-migrants aux États-Unis avait besoin de faire vivre l’idée que les immigrants représentent une menace, et l’histoire des Haïtiens mangeurs de chiens et de chats s’inscrivait dans ces efforts;
    • plus largement, climatosceptiques et antivaccins ont besoin de miner la confiance dans les faits scientifiques pour justifier leur existence.

    Il leur faut « discréditer la science parce qu’elle est gênante pour leur ordre du jour », résument Peter Hotez et Michael Mann dans un épisode de février 2026 du balado Science Counterpunch, consacré aux « influenceurs de l’antiscience » et à la réplique à leur donner.

    « Discréditer la science et les scientifiques est aussi un premier pas essentiel pour les régimes autoritaires », renchérit le magazine Ars Technica. L’objectif étant de discréditer tout autre type de savoir et, ultimement, « déstabiliser les sociétés ». L’Union of Concerned Scientists, un organisme militant voué à mettre la science « au service des gens et de la planète », s’en était inquiété dès 2017: « les intérêts d’affaires trompent, désinforment et achètent de l’influence, aux dépens de la santé et de la sécurité du public ».

    Le processus s’accélère-t-il ?

    S’il existe une différence entre tous ces mécanismes répétitifs, il est dans le facteur temps. Les mécanismes du déni climatique décrits par des auteurs comme Naomi Oreskes s’étaient étalés sur des décennies. En comparaison, les mêmes mécanismes, dans le cas de la COVID, « ont été condensés en quelques mois », notait Ars Technica. « La trajectoire commence en prétendant que la menace n’est pas réelle. Lorsque ce n’est plus défendable, ça se métamorphose rapidement en Ok, ça arrive, et ça peut être très mauvais pour certaines catégories de la population, mais nous ne devrions définitivement pas prendre d’actions collectives pour traiter le problème, parce que ce serait mauvais pour l’économie ».

    Or, cette accélération ne s’est pas arrêtée: aujourd’hui, dès qu’il est question de désinformation en santé, ces mécanismes ne se calculent même plus en mois, mais en jours, voire en heures.

    Abonnez-vous à notre infolettre tentaculaire

    Encouragez-nous pour le prix d’un café

    Partager. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr E-mail

    Articles connexes

    16 octobre 2026

    Une désinformaton qui s’accélère

    15 octobre 2026

    L’art de blanchir de l’information

    12 octobre 2026

    YouTube est maintenant la source préférée de nouvelles sur la politique

    Agence Science-Presse
    • Site web
    • X (Twitter)

    Laisser un commentaire Annuler la réponse

    Vous cherchez un contenu?
    Abonnez-vous à l’infolettre!

    Suivez-nous
    Dossiers spéciaux
    • FIL
    • Élections québécoises 2026
    • Séance de test
    Nos podcasts
    • Entretiens journalistiques
    • Rembobinage
    • Projection
    • Des nouvelles de l’Oncle Sam
    • SVGA
    • Pixels et préjugés
    • Heure supplémentaire
    • Dans les coulisses de…
    Récemment publié
    16 octobre 2026

    Une désinformaton qui s’accélère

    15 octobre 2026

    Désinformation: les acteurs récurrents des théories du complot

    15 octobre 2026

    L’art de blanchir de l’information

    14 octobre 2026

    FNC – Dao: je t’aime, donc je fuis

    14 octobre 2026

    Aller sur Mars et se faire briser le coeur

    Informations
    • Votre semaine tentaculaire
    • Qui sommes-nous?
    • Contactez-nous
    © 2009-2026 Pieuvre.ca. Tous droits réservés.

    Tapez ci-dessus et appuyez sur Entrée pour rechercher. Appuyez sur Échap pour annuler.

    Gérez votre confidentialité

    Pour offrir les meilleures expériences, nous et nos partenaires utilisons des technologies telles que les cookies pour stocker et/ou accéder aux informations de l’appareil. Le consentement à ces technologies nous permettra, ainsi qu’à nos partenaires, de traiter des données personnelles telles que le comportement de navigation ou des ID uniques sur ce site et afficher des publicités (non-) personnalisées. Ne pas consentir ou retirer son consentement peut nuire à certaines fonctionnalités et fonctions.

    Cliquez ci-dessous pour accepter ce qui précède ou faites des choix détaillés. Vos choix seront appliqués uniquement à ce site. Vous pouvez modifier vos réglages à tout moment, y compris le retrait de votre consentement, en utilisant les boutons de la politique de cookies, ou en cliquant sur l’onglet de gestion du consentement en bas de l’écran.

    Fonctionnel Toujours activé
    Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
    Préférences
    L’accès ou le stockage technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’internaute.
    Statistiques
    Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
    Marketing
    Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’internaute sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
    Statistiques

    Marketing

    Fonctionnalités
    Toujours activé

    Toujours activé
    • Gérer les options
    • Gérer les services
    • Gérer {vendor_count} fournisseurs
    • En savoir plus sur ces finalités
    Gérer les options
    • {title}
    • {title}
    • {title}

    logo

     Ne manquez aucun article ou épisode de podcast: abonnez-vous à l’infolettre!