Fermer le menu
Pieuvre
    Facebook X (Twitter) Instagram
    PieuvrePieuvre
    • Accueil
      • Qui sommes-nous?
      • Travaillez avec nous
      • Work with us
      • Abonnez-vous à l’infolettre
      • Encouragez Pieuvre
      • Nos abonnés
      • Contactez-nous
    • Culturel
      • Festivals
        • Cinémania
        • Fantasia
        • FIFA
        • FIJM
        • FIL
        • FNC
        • Fringe
        • FTA
        • Image+Nation
        • OFFTA
        • Montréal complètement cirque
        • Mutek
        • Nuits d’Afrique
        • RIDM
        • RVQC
        • Vues d’Afrique
        • Zoofest
      • Arts visuels
      • Cinéma / Télévision
      • Danse
      • Littérature
        • Romans
        • Essais
        • Bandes dessinées
        • Beaux livres
        • Biographie
        • Poésie
      • Musique
      • Théâtre / Cirque
    • Politique / Économie
      • Politique
      • Économie
      • Afrique
      • Amériques
        • Élections fédérales 2025
      • Asie
      • Europe
      • Moyen-Orient
      • Océanie
    • Science
      • Science
      • Environnement
    • Société
      • Société
      • Médias
      • Santé
      • Vie tentaculaire
      • Jeux de société
      • Jeux de rôle
      • 45 ans du Stade olympique
    • Techno / Jeux
      • Technologie
        • Séance de test
      • Jeux vidéo
        • Jeux préférés de…
        • Rétroctopode
    • Podcasts
      • Entretiens journalistiques
      • Rembobinage
        • La Voûte
        • Projection
      • SVGA
      • Pixels et préjugés
      • Heure supplémentaire
      • Des nouvelles de l’Oncle Sam
      • Dans les coulisses de…
    • Encouragez Pieuvre
    Pieuvre
    Accueil»Culturel»Littérature»Essais»Les filles et les monstres: alors, la Bête, elle était comment?
    La couverture du livre. Photo: Hugo Prévost/Pieuvre

    Les filles et les monstres: alors, la Bête, elle était comment?

    0
    Par Hugo Prévost le 12 août 2026 Essais

    Les hommes sont des monstres; pas tous les hommes, mais toujours les hommes. Si l’on suit un tant soit peu les activités de l’autrice Elizabeth Lemay sur les réseaux sociaux, on verra aisément que la trentenaire s’en prend (avec raison) à la masculinité toxique, la misogynie, aux violences sexuelles, et autres phénomènes sociétaux particulièrement nuisibles. Et son nouveau livre, Les filles et les monstres, reprend non seulement ce thème, mais offre une perspective plus complète… et plus bigarrée.

    Car dans cet ouvrage récemment paru chez Boréal, Mme Lemay tente de concilier plusieurs réalités – ou, plutôt, d’y survivre.

    Il y a ces hommes, d’abord. Ces hommes violents, maîtres d’une violence directe, physique, ou encore d’attaques sournoises, détournée. Ces hommes, aussi, qui ne voudront que la mettre dans leur lit, se glisser entre ses cuisses. Ces hommes qui ne semblent pas capables d’imaginer qu’une femme intellectuelle puisse éprouver – et exprimer – un désir sexuel.

    Il y a ces femmes, ensuite. Des femmes qui ont ployé toute leur vie sous la brutalité des attaques masculines. Des femmes, aussi, qui ont intériorisé cette violence venant d’autrui, qui n’ont pas eu l’occasion de pouvoir s’extirper du carcan masculin et misogyne qui pèse sur nos sociétés depuis belle lurette. Des femmes, enfin, comme Mme Lemay, qui essayent, tant bien que mal, de faire la part des choses entre cette volonté de plaire – à soi, mais aussi (et surtout) à autrui, mais aussi cette envie de se valoriser parce ce qu’il y a aussi entre leurs deux oreilles.

    Le paradoxe est flagrant, et il ne faut pas aller plus loin que le compte Instagram de l’autrice pour voir, écrits à l’appui, que la lutte est constante. À la fois vivante et « morte » (selon ses propres mots, NDLR), la voilà qui publie des photos de sa vie quotidienne, y compris des clichés où elle porte des vêtements plus sexy, du simple bermuda au maillot de bain.

    Et, toujours, ce fond sonore, ce déversement de commentaires haineux, généralement de la part d’hommes pour qui il est impossible de désirer à la fois attirer l’attention et être respectée. L’autrice écrira d’ailleurs, dans un passage particulièrement bien senti sur l’idéal féminin, selon bon nombre d’oeuvres culturelles contemporaines (mais aussi plus anciennes), que l’esthétique de la jeune fille morte est probablement ce qui est jugé comme se rapprochant le plus d’une perfection divine.

    Je m’aperçois que c’est à la fille morte que j’essaie de ressembler le plus. C’est la forme finale de la féminité vers laquelle je tends depuis l’enfance. Ce voyeur absent à travers lequel je me regarde, ce n’est pas qu’un homme, c’est le chasseur, de sorte que je suis la proie.

    –Les filles et les monstres, page 151

    Un féminisme pluriel

    Ce qu’Elizabeth Lemay abordera aussi, comme autre sujet délicat, c’est cette question de la définition du féminisme. Si l’idée consiste normalement à permettre aux femmes d’agir comme bon leur semble, cela veut-il aussi dire accepter qu’elles reproduisent des comportements potentiellement nocifs pour elles-mêmes? Doit-on accepter, toujours au nom du féminisme, qu’elles adhèrent à des courants de pensée patriarcaux?

    L’autrice avouera d’ailleurs avoir été sidérée par les réactions suite à la publication de son premier livre, le roman Daddy Issues, où l’héroïne s’éprend d’un homme marié.

    « Ça dit quelque chose, cette propension des gens à voir d’emblée, dans la relation toxique entre une jeune fille et un homme de pouvoir ayant le double de son âge, la protagoniste comme un être condamnable », écrit-elle. Comme si, même dans sa propre libération, la femme se devait de respecter des codes de pureté absolue.

    Pas d’erreur possible, pas de déviation (ou de déviance) acceptée. Sinon, c’est le bûcher médiatique et populaire. Comme cela fut le cas, dénonce vivement Mme Lemay, pour l’écrivaine Nelly Arcand, entre autres vivement prise à partie, lors d’un talk-show, en raison de ses vêtements décolletés.

    « La lutte [féministe] porte en elle l’infestation par une culture individualiste qui a fait du féminisme une obsession des femmes à s’épier les unes les autres, au détriment d’une bataille contre toute forme d’oppression. La guerre, nous la livrons désormais contre nous-mêmes », écrit encore l’autrice.

    En refermant ce livre, on peut aisément indiquer que Les filles et les monstres est la poursuite d’une vaste réflexion qui englobe une multitude de pans de notre société. Un chantier toujours inachevé, dans un contexte où les minces gains réalisés aux prix d’efforts incommensurables sont toujours menacés par un système qui refuse largement le changement et l’imputabilité.

    Elizabeth Lemay signe ici un ouvrage bouleversant, à la fois propre territoire d’interrogation pour l’autrice et invitation au dialogue lancée aux lectrices, mais aussi aux lecteurs. À ajouter incessamment à sa collection, histoire de pouvoir mieux canaliser cette colère contre ces monstres qui nous gangrènent.

    Les filles et les monstres, d’Elizabeth Lemay, publié aux éditions Boréal, 177 pages

    Pour trouver les autres épisodes, cliquez ici.

    Retrouvez-nous Transistor. Nous sommes aussi sur Spotify et Apple Podcasts.

    Suivez-nous sur Facebook et sur Instagram

    Abonnez-vous à l’infolettre!

    Partager. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr E-mail

    Articles connexes

    9 juillet 2026

    Petite histoire du vélo à Montréal: quelque chose comme une grande petite reine

    10 mai 2026

    Les contes (du bas) du fleuve

    8 mai 2026

    Sainte Salope et la complexité de la condition humaine

    Hugo Prévost
    • Facebook

    Cofondateur et rédacteur en chef de Pieuvre, Hugo Prévost se passionne pour le journalisme depuis l'enfance. S'il s'intéresse surtout à la politique, à la science, à la technologie et à la culture, Hugo n'hésite pas non plus à plonger tête première dans les enjeux de société et l'économie.

    Laisser un commentaire Annuler la réponse

    Vous cherchez un contenu?
    Abonnez-vous à l’infolettre!

    Suivez-nous
    Dossiers spéciaux
    • Fantasia
    • Montréal complètement cirque
    • FIJM
    • Séance de test
    Nos podcasts
    • Entretiens journalistiques
    • Rembobinage
    • Projection
    • Des nouvelles de l’Oncle Sam
    • SVGA
    • Pixels et préjugés
    • Heure supplémentaire
    • Dans les coulisses de…
    Récemment publié
    13 août 2026

    Les constellations de satellites pourraient créer des tempêtes de débris spatiaux

    12 août 2026

    Les filles et les monstres: alors, la Bête, elle était comment?

    12 août 2026

    Metropolia: les crimes du futur

    12 août 2026

    Classe moyenne, quand tous les moyens sont bons

    11 août 2026

    Devrait-on marier une IA?

    Informations
    • Votre semaine tentaculaire
    • Qui sommes-nous?
    • Contactez-nous
    © 2009-2026 Pieuvre.ca. Tous droits réservés.

    Tapez ci-dessus et appuyez sur Entrée pour rechercher. Appuyez sur Échap pour annuler.

    Gérez votre confidentialité

    Pour offrir les meilleures expériences, nous et nos partenaires utilisons des technologies telles que les cookies pour stocker et/ou accéder aux informations de l’appareil. Le consentement à ces technologies nous permettra, ainsi qu’à nos partenaires, de traiter des données personnelles telles que le comportement de navigation ou des ID uniques sur ce site et afficher des publicités (non-) personnalisées. Ne pas consentir ou retirer son consentement peut nuire à certaines fonctionnalités et fonctions.

    Cliquez ci-dessous pour accepter ce qui précède ou faites des choix détaillés. Vos choix seront appliqués uniquement à ce site. Vous pouvez modifier vos réglages à tout moment, y compris le retrait de votre consentement, en utilisant les boutons de la politique de cookies, ou en cliquant sur l’onglet de gestion du consentement en bas de l’écran.

    Fonctionnel Toujours activé
    Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’internaute, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
    Préférences
    L’accès ou le stockage technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’internaute.
    Statistiques
    Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
    Marketing
    Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’internaute sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
    Statistiques

    Marketing

    Fonctionnalités
    Toujours activé

    Toujours activé
    • Gérer les options
    • Gérer les services
    • Gérer {vendor_count} fournisseurs
    • En savoir plus sur ces finalités
    Gérer les options
    • {title}
    • {title}
    • {title}

    logo

     Ne manquez aucun article ou épisode de podcast: abonnez-vous à l’infolettre!