Fort d’un historique pyrotechnique qui englobe des siècles d’expertise, la Chine fut très bien représentée par la firme Sunny Fireworks, jeudi dernier, pour leur participation à la 40e édition de L’International des Feux Loto-Québec.

Avec un spectacle riche en variétés, en couleurs, en motifs et en explosifs, la Chine en a certainement mis plein la vue lors de cette prestation intitulée Un monde, une infinité d’étincelles.
Peut-être, toutefois, que leur thématique manquait de cohésion et de ligne directrice, parce qu’au-delà de tableaux toujours impressionnants, amusants ou les deux à la fois, via une trame sonore franchement détonante, il était plutôt difficile d’y ressentir un vrai sentiment d’unité.

Ainsi, on traversait certes les époques, mais sans comprendre le lien dans cet hommage qui voulait vraisemblablement démontrer la place prédominante des feux d’artifices de génération en génération.
Il s’agissait d’une thématique sûrement trop vaste, au point de nous faire perdre le fil, un peu comme la très longue présentation hommage à la compétition déroulée comme un interminable PowerPoint, qui a été projetée sur jets d’eau, avant le début du véritable spectacle.
Il faut aussi dire que la synchronicité était défaillante, et que pas toutes les pièces musicales étaient bien servies.

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Toutefois, visuellement, de par le côté grandiloquent et continuellement époustouflant de la chose, il devenait difficile de déplorer ces faiblesses, puisque le spectacle était d’une telle ampleur et d’une telle richesse que l’émerveillement venait tout seul.

Dès l’ouverture, plus classique, qui a vite migré vers une valeur sûre avec Eyes of the Tiger, avant de divaguer avec la sublime version de We Will Rock You au violon de David Garrett, on avait que peu le temps de souffler.
Si l’on doute que la durée de cinq minutes de jeux de laser – à des fins écologiques – soit entièrement respectée cette année, c’était tout de même planant de transformer le Lac des Dauphins, à La Ronde, en véritable club de danse sur la vibrante Horizon de Ahxello.

D’autant plus que les maîtres artificiers sont revenus tout de suite après, plus en forme que jamais, avec l’irrésistible numéro sur Reet Petite (The Finest Girl You Ever Want to Meet) de Jackie Wilson, immensément créatif dans sa proposition.
Le ciel a ensuite continué d’être illuminé avec force pour un numéro aux allures typiquement patriotiques, comme la Chine aime bien le faire.

Si Up is Down de Hans Zimmer, tirée de la trame sonore d’At World’s End, troisième volet de la saga cinématographique Pirates of the Caribbean, méritait peut-être quelque chose d’encore plus ambitieux, c’était juste pour mettre la table sur l’époustouflante finale.
De fait, avec les envolées très épiques de Two Steps From Hell et Thomas Bergersen, la finale n’était peut-être pas aussi explosive que ce que l’Italie a su présenter, le dimanche de la semaine précédente, mais la chose était certainement à l’image de la vision pittoresque de la Chine, où les feux semblaient dominer autant notre champ de vision que tout l’espace qu’il est possible d’occuper.
Reste à voir, avec les trois pays restants, si la Chine aura su suffisamment se démarquer pour grimper sur le podium à nouveau cette année.

La 40e édition de L’International des Feux Loto-Québec se poursuit jusqu’au 6 août prochain.





