C’est le 30 mai dernier, dans la salle de concert du Conservatoire de musique et d’Art dramatique de Montréal, qu’était présentée La belle époque du violoncelle, avec Chloé Dumoulin, piano et Stéphane Tétreault, violoncelle. Ce concert avait lieu dans le cadre du festival Les printemps slaves, sous la direction générale et artistique d’Irina Krasnyanskaya.
Au programme:
- Forêt silencieuse, op. 68 no 5, d’Antonín Dvořák
- Sonate pour violoncelle et piano en ré mineur, op. 40
- Sonate pour violoncelle et piano en sol mineur, op. 19
Si les sonates présentées avaient une signification particulière, soit pour Tétreault, soit pour Dumoulin, elles ont de toutes façons été fortement appréciées par le public. Et si le programme s’intitule La belle époque du violoncelle, il n’en reste pas moins que les partitions faisaient autant la part belle au piano qu’au violoncelle. Ce fût l’occasion de revoir notre violoncelliste chouchou, mais aussi, pour plusieurs, de découvrir une Chloé Dumoulin très expressive, en symbiose avec son instrument et pleine de fougue.
Malgré la quasi-absence de contact visuel entre les deux interprètes durant le concert, la complicité de ce duo était manifeste, tant dans la finesse que dans l’intensité. Alors qu’à certains moments, Dumoulin faisait trembler (un peu trop?) le piano, à d’autres, Tétreault berçait doucement son Stradivarius, augmentant ainsi la portée de la caisse de résonance.
Si le Dvořák a servi de délicieuse mise en bouche, l’interprétation des deux sonates a carrément hypnotisé le public. Ce public qui en a redemandé et qui a été récompensé de son écoute attentive par, en rappel, une oeuvre de Glazounov, pièce signature de Yuli Turowski, selon les dires de Stéphane Tétreault, de qui il fut le mentor.
Après le concert, à la question de savoir ce qui différenciait le jeu de Turowski de celui de son élève, Monsieur Tétreault n’a pas su quoi répondre, mais il ne s’est pas fait prier pour dire qu’il avait tout appris de son maître, d’abord la technique, puis « l’urgence de jouer », de redonner. Le violoncelliste ayant déjà tâté d’autres musiques que celle dit classique, il affirme qu’il aimerait bien se commettre à nouveau dans la musique jazz.
Puisqu’il a été question de mentor à plusieurs reprises durant cette soirée, nous avons demandé à Madame Dumoulin qui lui avait servi de mentor. Elle nomme Ronan O’Hora, pianiste et professeur londonien et, plus près de chez nous, André Laplante qui se passe de présentations.






Un commentaire
J’ai, pour ma part, assisté à un grand concert, un très grand concert où les deux musiciens, ensemble et séparément, ont atteint de grands sommets. Je ne suis pas ici pour en faire la critique mais je veux simplement souligner que la vôtre n’est pas du tout celle de l’événement auquel j’ai assisté. Merci