Premier projet solo pour le bédéiste Olivier Carpentier, connu pour sa participation au projet Far Out, entre autres collaborations, La bande à Charlot est un saut dans le vide, en quelque sorte. Un appel à l’aventure, à l’instar du jeune héros de la série, aussi débrouillard que gaffeur, qui ne rate jamais une occasion d’explorer et de vivre des choses palpitantes.
Dans le premier tome de cette nouvelle série, on suit donc Charlot, enfant dont les deux autres frères sont morts durant la Première Guerre mondiale, et dont la soeur est décédée des suites de la polio. Résultat, la mère est tombée dans ce qui pourrait être une dépression profonde et a été internée à l’asile; le père, forcé de travailler constamment pour payer ses dettes, est mort d’une crise cardiaque.
Voilà donc notre Charlot forcé de vivre avec son oncle, à Montréal. Oncle donc le travail comprend une part d’activités criminelles, en lien avec la Prohibition, aux États-Unis. Charlot se tient généralement loin de tout ça, et préfère jouer avec ses amis du quartier, quand il ne commet pas de mauvais coups.
Mais cette fois, sur les conseils de Rogatien, policier de son état, Charlot se verra confier une mission importante: subtiliser un important carnet de notes d’un dangereux contrebandier qui emploie notamment l’oncle de notre héros. Et c’est reparti pour une série d’aventures!

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Avec des dessins débordant de couleurs et des personnages sortant de l’ordinaire, M. Carpentier nous transporte aisément dans une époque où il fallait justement être débrouillard pour réussir à joindre les deux bouts. La Grande Guerre est terminée, certes, mais cela ne veut pas dire que l’ordinaire de la classe ouvrière s’en est nécessairement trouvé amélioré, tant s’en faut.
Bien entendu, cette série est d’abord et avant tout destinée aux jeunes, mais on peut certainement apprécier le côté bon enfant de la chose, et surtout aimer comment Olivier Carpentier réussit malgré tout à aborder des sujets « graves » comme la guerre, la maladie, la criminalité… On trouvera d’ailleurs, en fin d’ouvrage, plusieurs planchettes à saveur historique.
Franchement, on ressort avec un sourire aux lèvres de cette lecture rafraîchissante. Vivement la suite des aventures de Charlot et compagnie!
La bande à Charlot – Le carnet rouge, d’Olivier Carpentier, publié chez Presses Aventure, 70 pages





