Après les paroles, voilà que c’est au tour des mélodies des chansons d’être jugées plus simples depuis les tubes des années 1950. Voilà du moins ce qu’affirment des chercheurs dans une étude récemment publiée dans Scientific Reports.
Les auteurs des travaux, Madeline Hamilton et Marcus Pearce, soutiennent ainsi que la musique des chansons les plus populaires – selon le palmarès Billboard – en est venue à contenir des rythmes et des arrangements musicaux plus simples, alors que le nombre de notes jouées par seconde a augmenté.
Les chercheurs affirment également qu’il s’est produit deux « diminutions marquées » de la complexité des chansons, soit en 1975 et en 2000, avec une baisse moins importante en 1996.
Au dire des auteurs, les changements en termes de mélodie survenue en 1975 pourraient représenter l’arrivée de nouveaux genres musicaux, comme le new wave et le disco, ainsi que l’arena rock.
Pour les transformations survenues en 1996 et en 2000, ont évoque plutôt la hausse de la popularité du hip-hop, ou encore l’adoption de logiciels de traitement audio, qui ont permis de faire jouer des extraits sonores en boucle.
Les chercheurs précisent cependant que bien que la complexité des mélodies semble avoir diminué, au cours des dernières décennies, « cela ne porte pas à croire que la complexité d’autres aspects de la musique – comme la qualité ou les combinaisons de sons – ont eux aussi reculé ».
Selon l’étude, cette diminution de la complexité mélodique pourrait découler d’une augmentation d’autres dimensions musicales, comme une hausse du nombre de notes jouées par seconde, en moyenne, le tout pour éviter que la musique ne semble trop intense pour les mélomanes.
Toujours au dire des chercheurs, l’expansion de la disponibilité des instruments numériques pourrait permettre d’exprimer de la complexité musicale à l’aide de la qualité des sons, plutôt que par la mélodie.





