Sens dessus dessous, avec InnerSpace

2

Si vous trouvez que les jeux vidéo ressemblent parfois un peu trop les uns aux autres, vous risquez d’apprécier InnerSpace, et son expérience sensorielle vraiment unique.

À la base, InnerSpace propose une expérience de vol qui n’a pas grand-chose à voir avec les simulateurs hyperréalistes ou les jeux de combat aérien. Dans ce titre qui emprunte autant à No Man’s Sky qu’à Child of Eden, on contrôle le Cartographe, un petit drone volant dont la mission consiste à explorer une étrange planète pour y dénicher les artéfacts d’une ancienne civilisation extraterrestre, disparue sans laisser de traces il y a des siècles.

Les contrôles sont à la fois simples et intuitifs. On dirige le drone avec le bâton analogique gauche de la manette, et on oriente la caméra avec le droit. Assez tôt dans la campagne, on obtient l’habileté de se mouvoir aussi aisément en dessous de l’eau que dans les cieux, et puisque la physique sous-marine n’est pas très différente et que le maniement reste sensiblement le même que dans les airs, on passe d’un élément à l’autre sans aucune transition.

Image tirée du jeu

Là où ça devient intéressant, c’est qu’il n’y a ni haut ni bas dans InnerSpace. Chaque « chambre » du jeu se présente sous la forme d’une immense sphère creuse au cœur de laquelle on est emprisonné. Non seulement cette impression de se déplacer à travers un monde délirant créé par M.C. Escher désoriente le joueur au plus haut point, mais cette mécanique procure une expérience sensorielle difficile à décrire.

On ne fait pas qu’errer sans but dans InnerSpace : on doit résoudre ce qu’on pourrait appeler des « puzzles environnementaux ». C’est en coupant des cordes avec nos ailes, en activant des leviers, ou en fonçant dans un mur fissuré, que l’on réussit à se frayer un passage d’une chambre à l’autre. Chaque artéfact extraterrestre récolté augmente également les capacités de notre drone (meilleure batterie, prototype d’ailes, etc.).

Image tirée du jeu

Avec leurs textures épurées et leurs lignes minimalistes, les graphiques de InnerSpace possèdent une signature visuelle très artistique, et même si les objectifs du jeu ne sont pas toujours aussi clairs qu’on le voudrait, voler dans ces décors majestueux constitue un pur délice, sans oublier la musique électronique fluctuant au gré de nos actions, ce qui renforce encore plus le sentiment d’immersion.

InnerSpace propose une expérience planante, dans tous les sens du terme. Comme le titre se vend à peine vingt dollars, les joueurs qui apprécient les jeux originaux et différents seraient fous de s’en priver.

8/10

InnerSpace

Développeur : Polyknights

Éditeur : Aspyr Media

Plateformes : Linux, Mac OSX, PS4, Switch, Windows, Xbox One (testé sur Xbox One)

Disponible en français (textes à l’écran seulement)


En complément:

Et puis, finalement, c’est comment, Battlefront 2?

Partagez

À propos du journaliste

Patrick Robert

Cinéma, musique, jeux vidéo ou bandes-dessinées, Patrick partage sa passion pour la culture populaire depuis plusieurs années à travers les critiques, les entrevues, ou les textes d’actualité qu’il signe pour de nombreux médias, parmi lesquels le blogue de Ztélé, La Vitrine, Le Coin du DVD, et évidemment, Pieuvre.ca.

2 commentaires

  1. Pingback: Test InnerSpace - Patrick Robert

  2. Pingback: Mad Max, ou l’amour des grosses cylindrées

Répondre