Articles par Hugo Prévost
Oh qu’il était attendu, ce film de Robert Rodriguez… les cinéphiles et amateurs des longs-métrages de série B piaffaient d’impatience depuis que ce qui avait commencé comme une fausse bande annonce projetée au début de Planet Terror – autre film de Rodriguez – était devenu un véritable film en gestation. Au final, tout ce processus créatif a-t-il accouché d’un produit potable? La réponse est oui. Oh que oui. Machete est sans aucun doute l’un des meilleurs films de Rodriguez, sinon le meilleur, et il va même au-delà du simple film d’action dégoulinant de viscères pour aborder un terrain plus dangereux, celui de l’immigration clandestine aux États-Unis.
Le ton est feutré, les paroles suaves et l’ambiance envoûtante. Avec son second album, intitulé You are there, Hilary Kole se positionne toujours plus comme une chanteuse de jazz d’exception. Adoptant un style langoureux, ensorceleur, la chanteuse offre 13 duos qui séduiront les amateurs de jazz, mais également les néophytes.
Tous les amateurs de musique le sauront, le nombre de dénominations de styles musicaux tend vers l’infini. Cependant, il demeure problématique de véritablement catégoriser la musique de Fredo Viola; pop? Balade? Musique médiévale? Chant? Électronique? Rock? Tout à la fois? Le communiqué de lancement parle d’une musique « sublime », et il faut bien se rendre à l’évidence, The Turn est un excellent album. Tout un exploit pour une première galette!
L’objet est carré, un peu lourd, et censé – encore – révolutionner le monde des médias imprimés. Que le iPad soit effectivement révolutionnaire ou non ne dépend pas de l’entreprise Piranha Agence Tactique, mais son président, Dominic Gagnon, espère bien séduire suffisamment de groupes de presse pour rentabiliser sa nouvelle plate-forme de distribution de contenu.
Les étudiants québécois seraient les plus indépendants financièrement au pays, selon une étude menée par TD Canada Trust dont les résultats ont été dévoilés mardi matin. Alors que les étudiants retournent en classe pour la session automnale, ces données jettent un éclairage nouveau sur l’éternelle question des frais de scolarité et de leur paiement.
Fiers du succès de leur premier album, À l’année, les membres du groupe de musique traditionnelle De Temps Antan reviennent avec leur seconde galette, Les habits de papiers. À travers les treize titres du disque, on retrouve un son énergisant, une force musicale rafraîchissante qui donne diablement envie de taper du pied, voire même un voyage dans le temps jusqu’à l’époque de la Nouvelle-France et des veillées canadiennes.
En ce dimanche au ciel moribond, l’équipe de Pieuvre.ca demeure fidèle au poste et vous offre une nouvelle fournée des textes ayant retenu notre attention au cours des sept derniers jours. À nouveau, nous vous souhaitons une bonne lecture!
Les amateurs de la série de science-fiction Stargate Universe s’étaient donné rendez-vous, hier, au cinéma Starcité de Montréal pour la projection des trois premiers épisodes de la série, doublés en français. L’événement, organisé par la chaîne spécialisée ZTélé dans le cadre du lancement de sa programmation 2010-2011, rassemblait, entre autres, l’une des vedettes de l’émission, l’actrice Elyse Levesque. Cette dernière a bien voulu répondre à quelques-unes des questions de Pieuvre.ca.
Aux yeux des profanes, l’Afrique sub-saharienne est souvent représentée par des clichés : animaux sauvages, hommes et femmes au mode de vie traditionnel, mais également les clichés modernes, ceux de la pollution, de la violence, de la corruption. Si Anne-Cécile Makosso-Akendengué n’a pas la prétention de déboulonner les mythes africains, sont récit d’une vie au Gabon prouve sans l’ombre d’un doute que les Africains et les Nord-Américains ont plus en commun qu’il n’y paraît.
Difficile de se tromper avec un tel programme : l’Orchestre à vent de musique de film, tout d’abord, un pot-pourri de leurs pièces classiques, ensuite, et le décor verdoyant d’un parc pour finir. Malgré une météo plus qu’incertaine, l’orchestre dirigé par Jocelyn Leblanc a offert une prestation plus qu’intéressante hier soir, dans le cadre des concerts gratuits Campbell.
L’anti-comédie romantique; voilà, en trois mots, ce qu’est Scott Pilgrim VS The World, qui arrivait sur les écrans vendredi dernier, 13 août. Trois mots, c’est cependant bien peu pour réussir à décrire cette adaptation cinématographique de la bande dessinée du même nom, créée par Bryan Lee O’Miley. Film efficace, drôle et bourré de références, Scott Pilgrim VS The World aura une place spéciale à occuper dans la filmographie geek.
Le Studio-Théâtre de la Place-des-Arts accueillait, cette semaine, la pièce La Duchesse de Langeais, écrite par Michel Tremblay et mise en scène par Rita Lafontaine. Présenté dans le cadre des Célébrations de la Fierté 2010, ce monologue dramatique intimiste offre l’occasion à l’interprète principal, Francis Bourgea, de se mettre à nu, aux sens littéral et figuré.
Cinéaste fraîchement lancé en affaires à Montréal, Gabriel Campeau-Giguère, fondateur et responsable de Montréal sur le Net, a bien voulu s’asseoir avec nous afin de nous donner plus de détails sur les multiples projets qui l’occupent.
La Société des loteries et des jeux de l’Ontario (OLG) a annoncé hier son intention de développer des produits de jeu en ligne, emboitant ainsi le pas à ses homologues de la Colombie-Britannique, des provinces de l’Atlantique et de certains membres de l’Union Européenne, dont le Royaume-Uni et les Pays-Bas.
Une communauté diversifiée et en croissance; voilà les conclusions auxquelles est arrivée la Fondation Trillium de l’Ontario en étudiant les données concernant les francophones ontariens, sur la période s’étendant de 2001 à 2006. Au-delà des simples statistiques, l’organisme gouvernemental ontarien obtient un portrait particulièrement précis des communautés francophones vivant dans cette région voisine du Québec, portrait qui permettra de mieux rediriger les subventions et de mieux préparer programmes et loi pour assurer la perpétuité de ces enclaves francophones.
Le lecteur se referme, le disque se met à tourner, et c’est le départ. Les rythmes hypnotisants du duo québécois Organ Mood ont tôt fait d’envelopper d’ondes sonores toutes les surfaces, d’envahir voluptueusement tous les conduits auditifs pour procurer une impression d’apesanteur, de flottement dans l’infini sidéral. En attendant le lancement, le 20 août prochain, de leur premier disque, intitulé Grands Projets, Pieuvre.ca s’est embarqué dans un voyage spatial et sonore à l’aide d’une copie de leur album à paraître.
« Partagez la Fierté » : voilà le slogan que se donne l’organisation des Célébrations de la Fierté Montréal 2010, et qui prévaudra pour les prochaines années. Partager la fierté, certes, car si le programme 2010 de cet événement familial comporte son lot de spectacles, danses et autres manifestations culturelles, les Célébrations de cette année se veulent également une méthode pour promouvoir les droits des membres de la communauté lesbienne, gaie, bisexuelle et transgenre (LGBT) à travers le monde. Célébration et prise de conscience sont donc au programme, du 10 au 15 août prochain.
« Bonjour Hugo! »
Le journaliste de Pieuvre.ca se retourne, et lève inconsciemment les yeux; Mathieu Handfield, s’il n’a rien d’un géant, est tout de même d’une taille plus grande que la normale. C’est en partie de cette différence qu’est née l’idée d’écrire Ceci n’est pas une histoire de dragons, le deuxième ouvrage de l’acteur, comédien, réalisateur et cinéaste qu’est aussi Mathieu. Entre deux bouchées d’un tardif bagel, ce dernier a bien voulu répondre à quelques questions.
Grandiose, et le mot est faible. Le public montréalais – nombreux – a eu droit hier à une projection d’une version longtemps perdue du classique des classiques de la science-fiction du maître de l’expressionnisme allemand Fritz Lang. Près d’un siècle après sa première diffusion, Métropolis fait encore courir les foules, d’autant plus qu’un orchestre québécois, sous la direction de Gabriel Thibodeau, offrait une trame sonore montréalaise pour accompagner ce monument cinématographique.
Le Fantastique Weekend du court-métrage québécois a toujours été une créature particulière du Festival Fantasia. Concentré sur quelques jours, cette grand-messe des réalisateurs québécois de courts s’est déplacée cette année à l’excellente salle du cinéma Impérial – beaucoup plus confortable, et de loin, que la salle J-A De Sève habituellement utilisée à cette fin, à l’Université Concordia. Cette année, ce ne sont pas moins de 130 de ces courts-métrages qui ont été projetés devant un public curieux, mais clairsemé. Voici quelques-uns de nos coups de coeur.
Quoi de mieux, pour clore un festival de cinéma d’horreur et de fantastique, qu’une comédie suintant le sang et les viscères? Tucker and Dale VS Evil, film du Canadien Eli Craig, s’est imposé, avant même la projection – si l’on peut dire – comme un long-métrage parfaitement adapté aux circonstances de Fantasia, tout en offrant une vitalité rafraîchissante au niveau du scénario. Un excellent film de genre, qui s’installe confortablement avec les autres classiques du même type.
On imagine mal une docu-fiction sur la vie des vampires en Belgique; c’est pourtant à cette tâche que s’est attelé le réalisateur Vincent Lannoo, dans sa comédie sobrement intitulée Vampires. On y suit la vie d’une famille de quatre suceurs de sang, avec tout ce que cela comporte de rituels, de tensions entre les membres de la famille, de tracas avec les voisins, le tout enrobé d’un aspect vampirique rigolo. Le film s’essouffle un peu en milieu de parcours, mais reprend de la vigueur vers la fin, pour le bonheur des amateurs de documenteurs.
Représentation de minuit 15, très tôt dimanche matin, pour le film The Human Centipede (First Sequence), à la salle Hall de l’Université Concordia. Et pourtant, la file d’attente est interminable, plus longue que pour de nombreux autres films présentés au Festival Fantasia. Est-ce la preuve qu’il s’agissait d’un grand film de genre, un classique en devenir? Que nenni, si ce n’est que The Human Centipede demeurera dans les mémoires comme un exercice de style sans véritable éclat, et aux motivations témoignant du fait que le réalisateur n’a pas dépassé le stade anal du développement…
Mille siècles. Cent mille ans. Voilà la durée de vie des déchets nucléaires produits par les réacteurs atomiques un peu partout sur la planète. Le réalisateur Michael Madsen offre, avec Into Eternity, une plongée au coeur du programme Onkalo, un site d’enfouissement pour les déchets radioactifs finlandais. Au-delà du simple documentaire technique, cependant, Madsen examine en profondeur toutes les implications politiques, philosophiques et morales de cet effort colossal s’étirant sur cent ans, mais devant en survivre mille fois plus, offrant au spectateur un film étrangement beau et touchant.
Satire particulière que celle de Doghouse, projeté hier au festival Fantasia : une bande d’amis se retrouvent dans un minuscule village anglais pour aider l’un d’entre eux à passer à travers son divorce. Malheureusement, les réjouissances viriles seront de très courtes durée, alors qu’une horde de zombies femmes se mettent en tête de leur faire la peau, et ce par tous les moyens. Quand, en plus, le virus de cette « maladie » se révèle être transmis par la lessive, pas besoin d’aller plus loin pour comprendre que le film est un gag anti-féministe. Et on se bidonne!
