Le titre était attendu depuis belle lurette: 13 ans après la sortie du particulièrement populaire Black Flag, quatrième épisode de sa saga Assassin’s Creed, Ubisoft en propose une version Resynced, c’est-à-dire, selon l’entreprise, un véritable remake. Une reprise qui tient davantage de la remasterisation. Une remasterisation visuellement réussie, certes, mais une remasterisation malgré tout.
Décidément, l’heure est au retour des pirates à l’avant-scène de l’industrie vidéoludique. Gestion, action, roguelite, aventure… Bien des studios semblent vouloir raviver l’intérêt pour les flibustiers, les combats navals, les tricornes, et pourquoi pas les jambes de bois.
Ubisoft n’est donc pas en reste, avec son remake qui n’en est pas un. Du moins, c’est ce qui semble être le cas, puisque les mécaniques ressemblent toujours à ce qui a fait la renommée (et peut-être un peu l’infâmie) de la série Assassin’s Creed: de l’action à revendre, mais aussi un peu d’infiltration. Et toujours, en filigrane, cette conspiration qui traverse les millénaires.

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Hissez les voiles!
Bien entendu, qui dit pirates qui mécaniques de jeu qui s’articule autour des pirates. Et il faut franchement avouer qu’il est bien amusant de se lancer à l’attaque de galions, ou encore de navire de la marine britannique; de faire tonner ses canons, ou encore de passer à l’abordage.
Et si, visuellement parlant, la chose est franchement bien réussie, avec des environnements luxuriants, un foisonnement de détails et la preuve, hors de tout doute, que les développeurs ont porté attention jusqu’au plus petit détail, il faut se rendre à l’évidence: les missions d’infiltration, le saut dans les bottes de foin, l’escalade de bâtiments élevés pour avoir un aperçu des environs, les quêtes secondaires qui se multiplient… Black Flag ne peut se séparer de son appartenance à la série Assassin’s Creed. Pour le meilleur et pour le pire.
Le pire, d’ailleurs, se trouve peut-être du côté du développeur/éditeur, justement, qui a encore une fois laissé transparaître l’une de ses tendances les plus détestables, c’est-à-dire la volonté de maximiser ses gains à tout prix.
Le jour même du lancement de Black Flag: Resynced, Ubisoft propose ainsi pas moins de neuf contenus téléchargeables, pour un total d’environ 115$. Et donc, pour obtenir la version intégrale de ce jeu au moment où il est rendu disponible sur le marché, il faudrait débourser environ 200$.
Encore une fois, la question se pose: combien de contenus ont-ils été retirés du jeu pour être vendus comme ajouts?
Cela n’est pas pour dire que Black Flag: Resynced est un mauvais jeu, loin de là. Simplement, si les seuls changements sont principalement cosmétiques, cela vaut-il vraiment la peine de dépenser autant, même si l’on n’achète que la version de base? Après tout, toujours sur Steam, on trouvera la version intégrale du jeu original, avec des visuels tout à fait potables, pour 50$.
Visuellement réussi, mais peut-être mécaniquement redondant, Black Flag: Resynced est un effort décent de la part d’Ubisoft, mais on se serait passé de la déferlante de DLC.
Assassin’s Creed: Black Flag – Resynced
Développeur et éditeur: Ubisoft
Plateformes: PlayStation 5, Xbox Series, Windows (testé sur Windows/Steam)
Jeu disponible en français (interface, audio et sous-titres)





