Les Canadiens se préoccupent-ils davantage de la crise climatique que ne le font leurs élus? Quoi qu’il en soit, de nouvelles données publiées par Statistique Canada indiquent que plus de la moitié des habitants du pays sont « très préoccupés » par les changements climatiques.
Selon l’agence fédérale, 53% des Canadiens sont ainsi « très » ou « extrêmement » préoccupés par cette crise planétaire, ce sentiment étant le plus fort chez les 65 ans et plus, les femmes, ainsi que les personnes ayant obtenu un diplôme universitaire.
Par ailleurs, environ le tiers des Canadiens ont dit ressentir un stress lié aux questions climatiques au moins une fois par mois.
Et les membres de ces deux groupes « étaient plus susceptibles de prendre des mesures pour réduire leur impact sur l’environnement comme de réduire leur consommation d’énergie ou de réduire leurs déchets alimentaires », précise-t-on dans la note d’information, qui s’appuie sur la plus récente Enquête sociale canadienne, intitulée Qualité de vie, changements climatiques et confiance, réalisée l’an dernier.
Toujours selon cette enquête, si 94% des Canadiens disent croire que les changements climatiques auront un impact sur eux-mêmes, leur famille, des membres de leur communauté, ou encore d’autres Canadiens, des habitants de pays moins développés, la faune et la flore, ou encore les générations futures.
À l’opposé, précise Statistique Canada, 6% des personnes interrogées ont plutôt estimé que les changements climatiques n’affecteront pas les individus ou les formes de vie faisant partie de ces catégories; on retrouve d’ailleurs davantage d’hommes et d’habitants de la campagne dans parmi ceux et celles qui partagent cette opinion.

Vous aimez nous lire et nous écouter? Pour continuer de vous offrir nos contenus, nous avons besoin de vous.
Pour seulement 5$ par mois, contribuez au succès de Pieuvre et obtenez l’accès à La Voûte, une série d’épisodes exclusifs du podcast Rembobinage. Abonnez-vous dès aujourd’hui!
La peur pour l’avenir
Ce qui semble rassembler les gens, toutefois, c’est cette crainte pour les générations futures: 81% des personnes interrogées ont peur pour l’avenir. Alors qu’à peine 39% des répondants disent craindre de subir eux-mêmes les conséquences de la crise climatique.
« Le niveau d’éducation demeurait étroitement lié à la conviction selon laquelle les changements climatiques toucheraient les générations futures, 85 % des diplômés universitaires ayant choisi cette réponse, comparativement à 78 % des personnes sans diplôme d’études secondaires », lit-on encore dans la note d’information publiée par Statistique Canada.
Et les craintes climatiques seraient aussi moindres en Alberta qu’en Ontario; les peurs environnementales sont également plus marquées à Terre-Neuve, en Nouvelle-Écosse, ainsi qu’au Québec.
Ainsi, 13% des Albertains ne semblent pas s’inquiéter des impacts de la crise, contre 9% des Manitobains, 6% des Ontariens, ou encore 3% des Québécois.
Des gestes plus « verts »
Chez ceux et celles qui disent s’inquiéter de la crise climatique, on dit adopter plusieurs habitudes « vertes » visant à réduire l’impact sur l’environnement.
En premier lieu, on trouve ainsi la réduction des déchets alimentaires, puis la diminution de la consommation d’énergie.
Par ailleurs, près du tiers des répondants ont indiqué « avoir utilisé les transports collectifs, fait du covoiturage, du vélo ou de la marche pour se rendre au travail », précise Statistique Canada. Toutefois, à peine 14% des personnes interrogées ont mentionné avoir évité de voyager en avion.
L’enquête de l’agence fédérale ne porte toutefois pas sur les mesures que devraient adopter les entreprises, ni sur les gestes que devraient poser les dirigeants pour contrer les effets de la crise climatique.





