Au début des années 1990, alors que le trafic de drogue, et surtout d’héroïne, faisait des ravages au Royaume-Uni, un petit groupe d’inspecteurs des douanes ont plongé dans le monde interlope pour tenter de décapiter les différents réseaux criminels impliqués dans cette sombre industrie.
Inspirée du livre The Betrayer: How An Undercover Unit Infiltrated The Global Drug Trade, entre autres rédigé par l’un des hommes impliqués dans cette opération secrète, Legends raconte, en six épisodes diffusés sur Netflix, les hauts et les bas de cette procédure particulièrement risquée.
Car il faut savoir, en effet, que ces gens travaillaient sans filet, avec des ressources particulièrement limitées, même si le gouvernement Thatcher de l’époque voulait frapper un grand coup et remporter une victoire dans sa « guerre contre la drogue ».
Voilà donc notre poignée d’agents, menés par un vieux de la vieille ayant laissé son « travail » trop empiéter sur sa vie personnelle (le toujours très bon Steve Coogan), qui tenteront de remonter la piste de deux réseaux de trafic de drogue. Le premier, à Londres, importe son opium directement du Pakistan, en passant par la Turquie.
Le deuxième, à Liverpool, distribue la dope, avec une qualité qui laisse à désirer… ce qui fait grimper les risques de surdose mortelle et autres joyeusetés.

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Chacun est particulièrement violent, et les bandits n’hésitent pas à massacrer la concurrence ou à s’entretuer pour garder le contrôle sur ce marché particulièrement lucratif.
Dans le contexte, nos agents risquent leur peau… Mais risquent aussi de se perdre dans ce monde glauque existant en filigrane du nôtre. C’est notamment le cas pour Guy Stanton, joué par Tom Burke (The Lazarus Project), pour qui la fausse personnalité d’homme d’affaires sans scrupules risque de « déborder » dans sa vraie vie d’agent des douanes ayant femme et enfant.
Bien franchement, on aime beaucoup découvrir cet aspect évidemment moins connu de l’histoire britannique. Sans compter la reconstitution assez bien réussie – même si l’on sourit en coin en voyant ce châssis d’ordinateur Macintosh complètement jauni par les années.
Oui, la série souffre peut-être de sa durée particulièrement limitée, car même si les comparaisons avec The Wire sont en partie justifiées, nous sommes loin de cinq saisons complètes, chacune avec son thème spécifique, mais il ne faut pas s’étonner qu’à sa sortie sur Netflix, l’oeuvre soit devenue l’une des plus regardées sur la plateforme.
Du drame policier et humain bien fait, sans trop de fioritures. Difficile de demander plus.





