Derrière un beau titre – Un été en hiver – se cache un film feutré et subtil, s’ouvrant sur l’histoire d’une rencontre et se fermant sur une autre; les deux, plus marquantes qu’en apparence.
Récompensé du Léopard d’or au dernier festival de Locarno, ce film japonais est réalisé par Sho Miyake, qui a adapté et entremêlé les histoires de deux mangas de Yoshiharu Tsuge.
Je crois avoir lu un ou deux livres de lui mais, après avoir vu ce film, l’envie est forte de lire toute son oeuvre.
On est ici dans la veine de la culture japonaise où rien n’apparaît de façon manifeste, où l’histoire se révèle par petites touches, par des détails, des objets, une ambiance.

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Deux histoires donc sont ici intriquées, se répondant l’une l’autre. Dans les deux cas, histoire entre un homme et une femme. Le premier récit montre la rencontre fortuite entre deux jeunes gens dans un village de bord de mer.
Le second suit une scénariste d’origine coréenne dans un village enneigé et touristiquement populaire, ce qui l’oblige à séjourner dans une auberge rudimentaire tenue par un homme taciturne. Dans les deux cas, un lien va se nouer. Bien sûr. Car c’est là le sujet du film, les liens ténus et éphémères entre les êtres, qui tiennent par une caméra, un pansement sur un doigt, une carpe ornementale, le froid, le chaud.
C’est splendidement filmé et joué. Touchant et délicat. Ce qui semble une évidence pour ce genre de film un peu contemplatif, pourtant ce n’est pas toujours réussi. Là, ça l’est. Avec, en prime, une superbe bande sonore, qui souligne l’émotion subtilement. Une émotion qu’on conserve bien après le dénouement final.





