La civilisation humaine s’est effondrée, mais les trains roulent toujours. Des trains gigantesques à bord desquels on trouve encore quelques survivants, mais surtout beaucoup de richesses. Et dans Enginefall, ce sont ces richesses que l’on devra récupérer… quitte à en mourir.
Développé et publié par Red Rover Interactive, Enginefall a des allures d’enfant secret entre un extraction shooter et Snowpiercer, où un train circule éternellement à travers un hiver impénétrable et mortellement dangereux.
Ici, point de congères, mais plutôt une atmosphère empoisonnée qui nous obligera à nous équiper d’un masque à gaz. Et des trains, évidemment. Des trains à bord desquels on embarquera en troisième classe, avant de se frayer un chemin vers l’avant et les ressources rares qui s’y trouvent.
Attention, cependant, car nous ne sommes pas seuls: il y a d’abord les mesures de sécurité du train, mais aussi les pillards, des personnages non joueurs qui souhaitent nous faire la peau. Et, ensuite, il y a les autres joueurs. Car si Enginefall peut se jouer en solo, les parties sont conçues pour accueillir plusieurs participants.
Ceux-ci devront apprendre à collaborer entre eux, mais rien n’empêche, non plus, quelqu’un de venir vous détrousser, voire carrément de vous expédier ad patres, histoire de mettre la main sur votre butin. Le danger sera particulièrement important vers la fin d’une partie complète, lorsque nous aurons atteint la tête d’un train, et que l’un des joueurs pourra hériter du titre de conducteur, qui est accompagné d’avantages importants.
Collaborer, donc. Collaborer en construisant divers bâtiments et machines. Collaborer en extrayant des ressources. Collaborer en affrontant des ennemis. Mais collaborer jusqu’à quel moment?

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Bien franchement, on aime cette idée de mégatrains qui circulent à toute vitesse dans des territoires désolés, et la nécessité de faire preuve de beaucoup de débrouillardise pour progresser, notamment en récupérant des ressources éparpillées ici et là.
On aime également le fait d’avoir notre propre train, surnommé « dague », avec son profil effilé, où l’on pourra rechercher de nouvelles technologies, accepter des contrats, forger des armes, des munitions et des armures…
Ce qui coince peut-être un peu, c’est cette volonté évidente de combiner plusieurs genres en un seul. Heureusement, bien entendu, cela permet de sortir de l’ordinaire de tous ces extraction shooters qui envahissent le marché, mais en ayant à la fois de l’action, du jeu collaboratif, du jeu de tir, de l’extraction de ressources, de la fabrication de matériaux et de produits, et de la construction de base, on pourrait craindre, en bout de ligne (pardon), d’être submergé par les mécaniques.

Pour l’instant, cependant, la version de démonstration d’Enginefall a certes quelques côtés un peu moins bien dégrossis, mais bien franchement, on s’en voudrait de jeter la pierre à des développeurs qui tentent d’offrir quelque chose de différent, pour une fois.
Ambitieux, rempli d’action, et surtout proposant un univers aussi triste que prometteur, Enginefall devrait plaire à l’amateur de folles aventures en nous, à ceux et celles qui rêvent de se lancer à l’abordage, en version postapocalyptique. À découvrir!
Enginefall (en version de démonstration)
Développeur et éditeur: Red Rover Interactive
Plateforme: Windows (testé sur Steam)
Jeu disponible en français (interface et sous-titres)





