C’est sous le numéro de catalogue AN29027 que la maison Analekta publiait récemment une nouvelle collaboration entre Charles Richard-Hamelin, piano et Andrew Wan, violon, autour des trois Sonates pour violon et piano de Johannes Brahms. Plus précisément, il s’agit des opus 78, 100 et 108.
Ce n’est pas le premier album de ces deux artistes que nous commentons dans ces pages. Il a été précédé, entre autres, par deux albums de Beethoven et un de Mendelssohn. Dans tous les cas, il s’est agit de publications remarquées, sinon remarquables.
Cette récente publication ne sera pas en reste. On peut cependant se demander si, à force de travailler ensemble, ces deux-là n’ont pas créé quelque chose d’unique: une complicité qui ne cesse de s’approfondir. Ces deux-là se complètent, s’additionnent, se multiplient.

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Ainsi, dès les premières mesures du premier mouvement de la Sonate no 1 en sol majeur, on se retrouve sur un nuage doux et rassurant, romantique à souhait. Et ceci jusqu’à ce que le ciel se couvre et que blanc nuage change de couleur et menace d’apporter l’orage.
Alors que le violon d’Andrew Wan pleure dans le deuxième mouvement de l’op 78, c’est le piano de Charles Richard-Hamelin qui chante superbement dans le premier mouvement de la Sonate no 2. Ainsi, à tour de rôle, les deux interprètes se partagent avec générosité les nombreux moments de lumière qu’on retrouve dans ces trois magnifiques pièces.
Le violon de Wan est d’une fluidité impressionnante. On dirait que l’archet ne quitte jamais les cordes. Alors que le piano de Richard-Hamelin oscille entre un rôle de soutien discret et celui de meneur respectueux. Il y a tant d’intimité et d’humanité dans ce travail!
La maison Analekta nous a habitués à des réalisations de qualité et c’est encore le cas, cette fois-ci. Les mélomanes pourront donc apprécier pleinement l’excellent travail de Wan et de Richard-Hamlein.





