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    Accueil»Culturel»Cinéma / Télévision»Twisters: une brise de qualité
    Image tirée du film

    Twisters: une brise de qualité

    0
    Par Jim Chartrand le 16 juillet 2024 Cinéma / Télévision

    Il faut remercier le flair des producteurs et oublier les mauvaises bandes-annonces, puisque si la proposition semblait inusitée, difficile d’imaginer un meilleur réalisateur que Lee Isaac Chung pour s’approprier la suite indirecte du succès de 1996 Twister. Quoique toujours inutile, il s’agit rien de moins que d’une lettre d’amour à une époque pratiquement révolue. Twisters est une réussite et le film popcorn idéal qui réutilise tous les éléments habituels, mais en sachant exactement quoi en faire.

    À jamais dans l’ombre de Independence Day, même s’il a pratiquement pavé la voie pour tous les films catastrophes de Roland Emmerich qui ont suivi, Twister a quand même grandi dans l’imaginaire collectif, et pas seulement pour sa vache.

    Dans un mélange souvent déconcertant d’effets épatants (même encore aujourd’hui) et d’autres plus discutables, ce fut le début de la fin comme réalisateur pour le directeur photo Jan de Bont, qui a connu un trop court et triste destin, lui qui aura quand même livré en 1994 ce qui demeure l’un des meilleurs films d’action de tous les temps: Speed.

    Y voyant la chance de tourner l’un des derniers films à grand déploiement plus préoccupé par des effets maisons qu’un dégueuli d’effets par ordinateurs (le temps lui donne certainement raison), de Bont s’est lancé à pied joint dans l’aventure.

    Pas de vaches cette fois, mais disons que Lee Isaac Chung a plus que compris le projet qu’il avait entre les mains. Lui qui a déjà été à la fois producteur, monteur, scénariste et directeur photo de ses projets, s’est cette fois retiré toute cette pression et s’est concentré uniquement sur une seule tâche: la réalisation.

    Arrivé après des années de rumeurs, où même Helen Hunt, qui jouait dans le premier film, a considéré en réaliser une suite, Chung montre un amour et un intérêt évident pour le matériel qu’il a entre les mains. Ce n’est pas étonnant de la part d’un cinéaste qui a toujours eu à coeur ses univers, laissant toujours la liberté nécessaire à ses personnages et à leur capacité à évoluer et à vivre dans ses microcosmes.

    Ici, il fait honneur à une histoire de Joseph Kosinski, qui a lui aussi passé près de réaliser le film, via un scénario de Mark L. Smith, qui a rarement eu la main heureuse, à l’exception du Revenant de Alejandro G. Innarritu.

    On connaît la recette: drame à la Disney pour le prologue histoire de construire le traumatisme du protagoniste, une histoire d’amour improbable, des amitiés qui se retrouvent au détour d’une proposition que tout pousse à la refuser. C’est la recette, mais elle fonctionne parce qu’elle est développée avec honnêteté et qu’on sourit aux manières dont on a pimenté le scénario d’origine, en laissant la plus belle part, cette fois, au personnage féminin plutôt que masculin, et de ce clin d’oeil toujours irrésistible en une réplique: « I’m not back. »

    Malgré l’immensité toujours plus imposante et terrifiante des tornades en vedette dans le film, Chung ne les laissent jamais avoir le dessus et s’assure continuellement de garder l’ensemble à échelle humaine. D’une intimité pratiquement déroutante malgré les rouages plus familiers des ressorts dramatiques du récit, il n’en demeure pas moins qu’il s’agit d’abord et avant tout d’un drame qui comporte son lot d’époustouflantes scènes d’action.

    Disons qu’Hollywood commençait à oublier cette possibilité, en offrant des films toujours de plus en plus long qui mettent l’action à l’avant-plan, qu’importe à quel point les scénarios (ou l’absence de) s’avère aberrant pour le cerveau humain.

    Pas qu’on n’aime pas reposer son cerveau ici et là, mais disons qu’il y a une fraîcheur  à retrouver un film de type blockbuster qui n’a pas envie de sous-estimer l’intelligence de ses spectateurs (ou même celle de ses personnages et de ceux que doivent jouer ses vedettes).

    Mieux, au même titre que de Bont, qui filmait avec une fougue envieuse, c’est probablement parce qu’il est lui aussi directeur photo que le long-métrage de Chung est aussi beau à regarder. Il y a d’ailleurs un plan magnifique, pratiquement meta, qui prend vie sous nos yeux dans nulle autre qu’une salle de cinéma.

    Grandement aidé par les images de Dan Mindel, un collaborateur régulier de J.J. Abrams, qu’on a souvent associé à Spielberg, encore quelque part derrière la production de ce film, comme au premier tour, il ne manque pas d’idées pour multiplier les possibilités visuelles et y offre également quelques tours de passe-passe artistique bienvenu au niveau du montage, confié à Terilyne A. Shropshire qui a fait son nom sur des projets marquants de cinéastes afro-américaines.

    Et musicalement, comme on s’en doute, il y a de très bons choix qui respectent l’univers sans le parodier, en plus d’une trame sonore de Benjamin Wallfisch qui a certainement ce petit côté rétro qui rend hommage avec panache aux trames sonores de l’époque, celle de Mark Mancina du premier film comprise.

    Il n’est donc pas surprenant que cette facilité à assembler une équipe gagnante se retrouve également devant les caméras alors qu’on y a réuni une distribution des plus gagnantes, évoquant la camaraderie naturelle qui se dégageait des nombreux Bill Paxton, Philip Seymour Hoffmann, Cary Elwes, Alan Ruck, Todd Field et compagnie.

    Ici, la nouvelle génération peut compter sur plusieurs des visages les plus talentueux de la relève, allant de Brandon Perea à Sasha Lane, en passant par David Corenswet, Anthony Ramos et Daisy Edgar-Jones. Tous des acteurs qui ont l’occasion de briller et de faire vivre quelque chose à l’écran, et de ne pas simplement avoir l’air de pions narratifs, d’être de véritables humains au coeur d’un univers sur pellicule; une autre rareté quoi!

    C’est encore plus louable de ne pas avoir tout misé sur le charisme de Glen Powell, omniprésent sur les écrans suite à sa fulgurante ascension, qui s’entiche encore d’une partenaire de jeu plus jeune. S’ajoutent à eux un Harry Hadden-Paton qui vient ajouter un ressort humoristique jamais trop forcé, et la présence toujours gagnante de Maura Tierney.

    Twisters n’est donc pas votre film catastrophe habituel, et c’est tant mieux. La présence improbable, mais aussi gagnante que compétente du cinéaste derrière le film Oscarisé Minari y est d’ailleurs certainement pour beaucoup.

    Ce n’est pas non plus la grande leçon écologique qui met en garde contre les changements climatiques, sauf qu’en laissant toujours l’humain gagner face à tout ce qui lui arrive, il n’en demeure pas moins que le film réussit indirectement à alimenter l’idée qu’il ne faut pas baisser les bras, qu’il faut continuer de s’aider les uns et les autres, et qu’il y a encore espoir en l’humanité. Et ça, disons que c’est beaucoup plus facile à dire qu’à faire.

    7/10

    Twisters prend l’affiche en salle ce vendredi 19 juillet.

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    Jim Chartrand est bachelier de l'Université de Montréal en Études cinématographiques. Il gère également un département Superclub d'une succursale Vidéotron. Et il adore la culture avec le plus grand C que vous pouvez imaginer. En fait, s'il n'avait pas autant de fatigue de sa sage vie remplie, il consommerait encore davantage de ces nombreuses drogues de l'art et du divertissement pour mieux vous en parler. Puisque avouons-le, rien ne lui fait plus plaisir que de conseiller et guider les autres, même si ses avis ne font pas toujours l'unanimité. Il se fait donc un plaisir semaine après semaine de vous offrir des textes sur tous plein de sujets qui le passionnent entre un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, et...

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