Devenir le roi du rail, avec Railway Empire: Complete Collection

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Si vous aimez les locomotives anciennes et avez toujours rêvé de gérer votre propre compagnie de chemins de fer, Railway Empire: Complete Collection propose la meilleure simulation ferroviaire que l’on puisse se procurer. 

Railway Empire: Complete Collection nous plonge dans l’Amérique du 19e siècle, alors que l’arrivée de la locomotive à vapeur s’apprête à bouleverser en profondeur le transport de marchandises et de voyageurs, annonçant le début de la révolution industrielle et l’avènement de notre société moderne axée sur la mobilité. On y incarne l’administrateur d’une compagnie de chemins de fer chargé de relier des villes éloignées les unes aux autres, et de faire fructifier l’entreprise. Au-delà de son aspect rigoureusement historique, l’expérience ne se limite pas à construire des kilomètres et des kilomètres de rails et à regarder les trains s’y promener, loin de là, et ce jeu de gestion moins facile qu’il n’en a l’air offre toute la complexité et la profondeur qu’on associe habituellement à des simulateurs à la Sim City.
Les missions dans Railway Empire: Complete Collection comportent plusieurs objectifs simultanés à remplir, comme relier Washington à New York, transporter 150 000 passagers entre deux villes, ou livrer une certaine quantité de blé ou de bétail. On dispose habituellement d’un temps limité, ce qui complique la tâche et demande une bonne dose de planification. Il ne suffit pas de bâtir des gares, de poser des rails et de déterminer l’itinéraire de chaque train : des stations de ravitaillement ou des garages pour l’entretien sont également nécessaires, ainsi que de la signalisation. Les locomotives n’entrent jamais en collision, mais si deux convois ferroviaires se trouvent sur la même voie et qu’il n’y a pas embranchements, ils restent immobilisés sur place, ce qui paralyse une partie du réseau.

Image tirée du jeu

Toutes les villes dans Railway Empire: Complete Collection ont des besoins spécifiques en matières premières (foin, viande, bois, maïs, etc.). En transportant les marchandises appropriées au bon endroit, on engrange des profits, ce qui permet de financer le développement de son réseau ferroviaire. Lorsque leurs besoins sont comblés, les cités prennent de l’expansion, et on peut sélectionner quelles industries s’y installeront. En plus de l’équipement et du matériel, il faut gérer la main-d’œuvre en engageant des conducteurs, des cheminots ou des gardiens de sécurité, et comme si le jeu n’était pas assez compliqué, on doit également faire face à la compétition, en recrutant des espions ou des saboteurs pour leur nuire, ou en achetant les actions des autres compagnies ferroviaires afin d’exercer un certain contrôle sur eux.
À chaque mois qui passe, on obtient des points d’innovation, que l’on investit dans les recherches de notre choix. L’arbre des technologies de Railway Empire: Complete Collection est assez élaboré, donnant accès à de nouvelles locomotives plus performantes diminuant le temps de transport, à des procédés de chargement plus rapides, à des wagons couverts protégeant les marchandises, à des banquettes plus confortables qui nous laissent augmenter le prix des billets pour les passagers, ou à une signalisation plus efficace optimisant les trajets. Certaines inventions ne sont disponibles qu’à l’encan, et sont décernées au plus offrant. Puisque l’expansion de nos réseaux ferroviaires n’est pas gratuite, on a la possibilité d’émettre des actions ou de contracter des prêts pour financer le tout. Le jeu n’est toutefois pas très explicite, et s’il nous indique ce qu’il faut faire, il n’explique pas toujours comment.

Image tirée du jeu

Souvent, le problème avec ce genre de simulateur développé avec une souris et un clavier en tête se situe au niveau des contrôles, mais ceux de Railway Empire: Complete Collection sont bien adaptés aux consoles. La gâchette de droite de la manette fait apparaître un menu radial avec les options les plus utilisées  (construction, installation de rails, recrutement, tâches à accomplir, etc.), et le déplacement ou l’orientation de la caméra s’effectue à l’aide des bâtons analogiques. Dans la vue d’ensemble, les éléments sur la carte sont minuscules, surtout si l’on joue dans une résolution 4K, mais les trains s’affichent en bleu, ce qui permet de les distinguer facilement malgré la distance. Le jeu dispose d’un bon zoom, qui nous rapproche de l’action au point de distinguer les gens marchant dans les rues d’une ville, et le son augmente aussi en conséquence lorsqu’on rapproche la caméra.
En plus d’une campagne assez substantielle et d’un mode bac-à-sable permettant de créer et de faire évoluer son propre réseau ferroviaire sans objectifs précis ou contrainte de temps, Railway Empire inclut également un mode défi, où l’on doit remplir dix tâches dans un laps de temps limité, et dont les résultats peuvent être comparés sur un tableau mondial des meilleurs scores. Tandis que le jeu principal se déroule uniquement aux États-Unis, la version Complete Collection inclut également les huit DLC parus sur PC, soit Down Under, Northern Europe, France, Germany, Great Britain & Ireland, Crossing the Andes, The Great Lakes et Mexico, des expansions nous laissant construire et gérer des chemins de fer un peu partout à travers le monde.
Si certaines personnes investissent beaucoup de temps et d’argent pour fabriquer un réseau de trains miniatures dans leur sous-sol, nul besoin d’être un ferrovipathe fini pour apprécier l’expérience que procure Railway Empire: Complete Collection.
7/10
Railway Empire: Complete Collection
Développeur : Gaming Minds Studios
Éditeur : Kalypso Media
Plateformes : Linux, PS4, Windows, Xbox One (testé sur Xbox One)
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À propos du journaliste

Patrick Robert

Cinéma, musique, jeux vidéo ou bandes-dessinées, Patrick partage sa passion pour la culture populaire depuis plusieurs années à travers les critiques, les entrevues, ou les textes d’actualité qu’il signe pour de nombreux médias, parmi lesquels le blogue de Ztélé, La Vitrine, Le Coin du DVD, et évidemment, Pieuvre.ca.

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