Littérature – Le rêve, un refuge?

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C’est à nouveau aux Éditions La mèche qu’on peut découvrir le nouvel ouvrage de Jean-Michel Fortier. Quatre ans après Le chasseur inconnu, voici Les bains électriques.

Dans un village québécois d’un autre tantôt, nous assistons à la chronique de la vie de Belle, Renée, Céleste et Louise (Louisa). Chacune a son parcours, ses envies, ses regrets, ses secrets et ses espoirs, tous colportés par Saindoux, le bavasseux du coin. Chacune a eu son ou ses hommes mais ils comptent moins maintenant et la solidarité féminine prend le pas sur la jalousie et les rancœurs.

La couverture du livre

Le roman fait dans le fantaisiste, avec des histoires de malédictions, non, « pas de la magie, seulement des mots », de somnambulisme, et de lieux étranges qu’on pourrait croire hantés. Et si les chemins de nos protagonistes vont dans des directions bien personnelles , on a l’impression qu’ils sont liés par le rêve.

On ne peut passer à côté du style de Fortier, de son originalité, de sa truculence. Quelles sont ses influences? Moi aussi j’irais dans plusieurs directions: Fred Pellerin, Michel Tremblay ou Jacques Ferron, que du bon! Ça donne envie d’aller lire son premier roman et d’en espérer un autre.

La fin de l’histoire? Un dénouement assez surprenant mais qui tient la route. Bravo Monsieur Fortier!


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À propos du journaliste

Martin Prévost

Martin Prévost fréquente la scène culturelle montréalaise depuis plus de trente ans. À titre de chroniqueur culturel, il a collaboré au magazine Paraquad durant deux ans et il est un fidèle de Pieuvre.ca depuis ses débuts. Ses intérêts vont du design à la danse contemporaine en passant par les arts du cirque, la musique du monde, la littérature, le théâtre, les arts visuels et le cinéma. Musicien amateur, il consacre la plupart de ses interventions pour Pieuvre.ca à la musique classique, de la musique de chambre à l’opéra.

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