Klaw Tome 9 – Panique à Detroit : une bd digne d’un blockbuster

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Avec ses créatures mi-humaines mi-animales inspirées du zodiaque chinois, ses batailles épiques et ses scènes de destruction à grande échelle, le neuvième tome de la série Klaw intitulé Panique à Detroit continue d’offrir de la bd à grand déploiement.

Grâce à un « Dizhi », l’un des 24 animaux totems prêtant ses pouvoirs à la personne qui le possède, Ange Tomassini se transforme en homme-tigre depuis l’âge de dix ans. Sous le nom de Klaw, il utilise sa force et sa rapidité surhumaines pour combattre le crime (et son père mafieux) la plupart du temps, mais bien malgré lui, il doit également affronter ceux et celles qui cherchent à lui voler son animal totem pour s’approprier ses pouvoirs. Alors que la guerre entre les détenteurs de Dizhis se déplace du côté de Detroit, Ange fera une rencontre marquante dans les ruines fumantes de la ville, celle d’un mystérieux vieillard se faisant appeler l’Archiviste, et dont les connaissances pourraient bien déterminer l’issue même du conflit.

La couverture de l’album

Le concept de Klaw, avec ses animaux totems attribuant des pouvoirs aux humains qui les collectionnent, évoque les anime japonais comme Yu-Gi-Oh! ou Pokémon. Bien que l’histoire de Panique à Detroit soit autonome (et que la couverture intérieure résume bien les règles régissant les Dizhis), il s’agit tout de même du neuvième tome d’une série en cours, et en ce sens, les gens qui n’ont pas lu les huit livres précédents risquent d’être un peu perdus, mais ceux et celles qui sont familiers avec l’univers fantastique créé par Jurion et Ozanam se réjouiront des nombreux rebondissements que contient l’album, et des alliances inattendues qui viennent conclure en beauté ce troisième cycle des aventures d’Ange.

Une page de l’album

La signature graphique de Joël Jurion est particulière, et l’artiste réussit à intégrer dans un style visuel cohérent des influences de bande dessinée européenne, de comics américains, ainsi qu’une touche d’esthétique manga, avec ses personnages aux cheveux bleus ou mauves qui sortent régulièrement du contour des cases. En plus de dessiner des hybrides humain-animal anatomiquement corrects, il utilise leurs pouvoirs pour créer des séquences mémorables : un détenteur de Dizhi poursuit un avion sous la forme d’un chien par exemple, avant de se transformer en pélican pour le rejoindre dans les airs, puis en panda pour attaquer sa coque. Dans l’ensemble, le style visuel de l’album est dynamique, moderne, et très attrayant.

Les fidèles du tigre justicier seront comblés par Panique à Detroit, un album qui confirme que, loin de s’essouffler, la série Klaw n’a pas fini de nous surprendre, autant par l’ampleur de son récit que sa beauté graphique.

Klaw Tome 9 – Panique à Detroit, de Jurion et Ozanam. Publié aux éditions Le Lombard, 48 pages.


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À propos du journaliste

Patrick Robert

Cinéma, musique, jeux vidéo ou bandes-dessinées, Patrick partage sa passion pour la culture populaire depuis plusieurs années à travers les critiques, les entrevues, ou les textes d’actualité qu’il signe pour de nombreux médias, parmi lesquels le blogue de Ztélé, La Vitrine, Le Coin du DVD, et évidemment, Pieuvre.ca.

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