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Qui d’autre que l’éternel enfant qu’est l’indomptable néo-zélandais Taika Waititi pour s’offrir une triste farce absurde sur la Deuxième Guerre mondiale? Pas grand monde n’aurait osé, et le film qui résulte de cette audace laisse songeur. Fort heureusement, ce sont les éléments les plus convaincants, d’une jolie justesse, qui resteront en mémoire.

En misant un peu trop sur la formule du duo improbable et pas assez sur son scénario, le film Stuber, disponible cette semaine en 4K, Blu-ray et DVD, propose une comédie oubliable, qui prend parfois les allures d’une infopub pour la compagnie Uber.

Figure emblématique de l’humour et des personnalités afro-américaines, Eddie Murphy est passé à deux doigts de remporter un Oscar il y a plus d’une décennie. Depuis, sa carrière n’a plus vraiment rien eu à présenter de recommandable, ce qui crée certainement un intérêt non-négligeable de le voir à la tête d’un projet biographique potable avec Dolemite is My Name. Dommage que la proposition s’empêtre dans ses propres pieds au fur et à mesure qu’elle avance.

Jim Jarmusch nous a donné plusieurs grands films par le passé (Stranger Than Paradise, Down by Law, Coffee and Cigarettes, etc.), mais malheureusement, ce n’est pas vraiment le cas de The Dead Don’t Die, son plus récent long-métrage disponible cette semaine en 4K, Blu-ray et DVD.

Heureux celui qui découvre pour la première fois The Grand Budapest Hotel, comédie dramatique réalisée et coécrite par l’inimitable Wes Anderson. Merveilleuse porte d’entrée dans l’univers du cinéaste, cette oeuvre sortie en 2014 réussit un tour de force rarement vu ailleurs dans le septième art: nous faire regretter que le film ne dure que 99 minutes.

Rite de passage obligé à la fois pour l’ancien sportif qui transforme peu à peu sa carrière et l’acteur et humoriste habitué aux rôles secondaires, Stuber ramène de l’avant le concept usé du « buddy cop movie » s’intéressant au typique duo improbable à des fins comiques pour tirer le meilleur de sa distribution, variantes sur la prémisse selon l’époque en extra.

À part poser un regard typiquement afro-américain sur le principe, souvent exploité, du changement de corps, le Little de Tina Gordon ne réussit pas vraiment à se démarquer des Freaky Friday, Big, Switch, et autres comédies sur le même thème.