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Ce début de mois de décembre est l’occasion d’admirer le talent qu’ont certains artistes de créer – en direct, avec les spectateurs comme témoins – des idées, des dialogues, des attitudes, des situations, des scènes, et jusqu’à un film construit de 30 minutes avec son cadrage particulier, sa musique, ses jeux d’éclairage, ses transitions et bien sûr son histoire. La LNI s’attaque au cinéma, c’est ce à quoi le public du théâtre Outremont peut assister durant quelques soirées, et cela mérite vraiment le détour.

15 ans, ça se fête. Les productions Des pieds et des mains consacrent deux soirées à cet anniversaire au Monument national à Montréal. Pour ce spectacle style cabaret, un maître de cérémonie guide quinze artistes qui se produisent sur scène pour dévoiler au public la spécificité de cette compagnie qui propose du cinéma, du théâtre, de la danse, de la musique et de l’impro…

Si The Goldfinch, le troisième roman de Donna Tartt, a remporté plusieurs prix à sa sortie (dont le Pullitzer), l’adaptation cinématographique de John Crowley disponible dès aujourd’hui en 4K, Blu-ray et DVD ne risque malheureusement pas de se démarquer autant.

Il est bien difficile, de nos jours, d’échapper à l’emprise d’Amazon. Le géant du web est effectivement partout, que ce soit du côté du magasinage en ligne, ou encore des services d’hébergement, pour ne nommer que ces deux aspects de la vie corporative de l’empire de Jeff Bezos. Alors que le « Cyber lundi » promet de nouvelles ventes importantes pour l’entreprise, le documentaire Le monde selon Amazon explore le métaphénomène commercial.

C’est dans la controverse qu’Atlantique a reçu le convoité Grand prix au plus récent festival de Cannes. Un film pourtant magnifique à la poésie absolue. Comme ce fut le cas dans les dernières années pour plusieurs des films francophones les plus acclamés du festival, Netflix s’en est emparé.

On peut comprendre qu’après plus d’une décennie à se contenter des petits écrans, Melina Matsoukas a voulu voir plus grand. Dommage toutefois que ce qu’on décrit autant comme une « black odyssey » ou un « Bonnie & Clyde afro-américain » doit se contenter d’un piètre scénario qui empêche Queen & Slim d’incarner un couple iconique du septième art, de ceux qui marquent le temps.

Chaque nouveau film de Rian Johnson est moins intéressant que le précédent. Cette réflexion continue  de se concrétiser avec le délirant Knives out, qui aurait gagné à mieux faire confiance à son spectateur au lieu de jouer au plus malin avec lui.

Peut-on en vouloir à un film qui n’arrive pas à la hauteur de sa plus belle scène, qui est certainement l’une des plus belles de l’année? Ou à l’inverse, un film peut-il subsister ne serait-ce que pour une scène qui frôle le génie? Nul doute qu’avec toutes ses imperfections, le film argentin Fin de siglo, présenté au festival Image+Nation, ne nous aura certainement pas laissé indifférents.

Les sorciers montréalais, petits et grands, avaient de quoi se réjouir vendredi et samedi derniers. La troupe Ciné-Concert était de retour à la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts afin de poursuivre leur interprétation de la bande sonore des films de la saga Harry Potter. Cette fois, nous avions droit au sixième opus, soit Harry Potter et le prince de sang mêlé. Comme à chaque fois, la salle était comble de sorciers et de moldus, dont certains étaient déguisés pour l’occasion.