Navigation : chambre des représentants

Dans la foulée des élections hors-normes du 3 novembre dernier, aux États-Unis, où les Américains ont non seulement élu Joe Biden à la présidence, mais aussi renouvelé l’ensemble de la Chambre des représentants et une partie du Sénat, les nouveaux élus semblent très fortement campés du côté des croyants, alors que le portrait religieux de l’Amérique est pourtant en pleine transformation, avec une désaffection des églises.

Ceux qui espéraient un exorcisme vont devoir retourner à leurs bénitiers. La nette répudiation du trumpisme que les derniers sondages laissaient entrevoir, au vote populaire sinon au Collège électoral, a plutôt fait place à un duel au corps à corps dont l’issue ne sera pas connue avant ce soir, voire peut-être vendredi. Et ce, même si Donald Trump s’est empressé de proclamer victoire en pleine nuit et de faire appel aux tribunaux pour arrêter le décompte du vote postal dans les États clés où il mène au vote en personne.

Bien que le duel entre Joe Biden et Donald Trump aspire tout l’oxygène disponible, il n’y a pas que la présidence qui sera en jeu le 3 novembre. Les électeurs devront aussi pourvoir des milliers d’autres postes électifs, de l’humble contrôleur des finances du comté jusqu’au puissant sénateur en passant par les shérifs, les législateurs locaux et même… les directeurs d’élections. Voici les portraits de quelques-unes des courses les plus importantes.

Le président américain Donald Trump a tenté, « pendant plusieurs mois », « d’utiliser les pouvoirs liés à sa fonction pour solliciter de l’interférence étrangère à son avantage, en vue de l’élection présidentielle de 2020 ». Voilà le verdict sans appel d’un rapport publié mardi par le comité sur le renseignement de la Chambre des représentants.

Chose promise, chose due: les démocrates, majoritaires à la Chambre des représentants, aux États-Unis, ont voté mercredi d’un bloc pour ressusciter la notion de neutralité du Net, mise à mal par l’administration Trump. Le projet de loi devra toutefois surmonter l’obstacle du Sénat contrôlé par les républicains, sans compter le président lui-même.

Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook, a annoncé mercredi aux parlementaires américains qu’il faisait lui-même parti des dizaines de millions d’utilisateurs du réseau social dont les données personnelles ont été détournées au profit de Cambridge Analytica.

La Commission fédérale des communications américaine (FCC) devrait publier jeudi le texte abrogeant le principe de la neutralité du Net, édicté en 2015 par l‘administration Obama pour garantir un traitement égal des flux de données par les opérateurs, a-t-on appris mardi de sources au fait du dossier.

Le FBI a exprimé mercredi 31 janvier ses « sérieuses préoccupations » concernant l’exactitude d’un mémo top secret émanant de la commission du renseignement de la Chambre des représentants, contrôlée par les républicains, qui, selon des fuites, dénonce un biais anti-Donald Trump au sein du département de la justice (DoJ).