Sous ses airs de jeu sympathique, avec des visuels presque enfantins, Islandry cache un lourd secret… En fait, non, le secret n’est pas du tout lourd: il s’agit d’un nouveau titre d’exploitation de ressources, d’automatisation de lignes de production et d’optimisation de chaînes d’approvisionnement. Qui a dit que la vie insulaire était tranquille?
Développé par Cropstone et publié par Bewolba, ce titre, présentement disponible en version de démonstration, s’inscrit donc dans la lignée de Factorio, Satisfactory et des dizaines d’autres jeux similaires.
Ici, cependant, point de planète mystérieuse, mais plutôt, comme le titre l’indique, une île possédant de belles plages de sable chaud, de jolies forêts et qui est entourée de flots particulièrement bleus.
Le concept demeure bien évidemment le même, avec l’ajout, peut-être, d’une dimension commerciale, qui n’est pas toujours présente dans ce type de titre. Pour obtenir des fonds, il faudra donc extraire des ressources, ou encore utiliser celles-ci pour fabriquer des produits finis, qui devraient normalement être plus désirables, sur le plan commercial.
Mais qui dit produits finis dit forcément transformation, et très rapidement, nous voilà en train de construire des machines et de traiter un ou plusieurs produits pour parvenir à nos fins.
Et à mesure que l’on remplira certains critères commerciaux, et que l’on progressera dans nos objectifs à atteindre, nous gagnerons des points d’expérience qui serviront ultimement à débloquer de nouvelles capacités manufacturières et industrielles… Bref, rien d’excessivement nouveau sous le soleil.
Tout cela est largement bien rodé, d’ailleurs, et les activités que nous devons accomplir suivent une structure tout à fait logique – personne ne vous demande de combiner du fromage et de l’acier pour fabriquer un avion, par exemple.
Non, le problème d’Islandry, qui est aussi un problème qui grève plusieurs autres titres du même genre, en est un de surcharge informationnelle.

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Oui, Factorio peut bien souvent sembler abscons, voire carrément hermétique lorsque vient le temps de développer un réseau ferroviaire – et ne me parlez pas des circuits électroniques, par pitié –, mais dans l’ensemble, la formule est particulièrement simple: la ressource A est extraite du sol, puis transformée pour devenir un produit de base B, qui pourra alors servir à fabriquer des produits plus complexes C, D, ou encore E.
Tout cela est résumé par des icones; à l’exception des tutoriels et des messages d’erreur, on a peu ou pas recours aux explications textuelles, dans ce jeu. Tout, donc, pour faciliter la prise en main, et amener le joueur à réaliser ses propres constats.
Ici, c’est l’inverse: on est rapidement inondé de menus, indicateurs clignotants, boutons surdimensionnés et autres aspects d’une interface utilisateur particulièrement envahissante.
Tout cela n’est pas nécessairement la catastrophe, mais on a franchement l’impression d’être dans une salle de classe, plutôt que d’être laissés à nous-mêmes dans un gigantesque bac à sable, quitte à faire des erreurs.
Est-ce que cela nous empêchera de jouer à Islandry? Peut-être. Notre temps libre n’est pas illimité, après tout. Et il est tout à fait envisageable de ne pas vouloir se retrouver à devoir encore mémoriser des cours magistraux, après une longue journée de travail.
Islandry (en version de démonstration)
Développeur: Cropstone
Éditeur: Bewolba
Plateforme: Windows (testé sur Steam)
Jeu disponible en français (interface et sous-titres)





