La TOHU a ouvert cette semaine sa nouvelle saison avec la première du spectacle d’acrobaties Wolf. Présenté par la troupe australienne de cirque contemporain Circa, cette mise en scène de Yaron Lifschitz s’inspire du loup pour évoquer le désir de rébellion chez l’humain.
Interprété par 10 artistes, Wolf est un mélange d’acrobaties au sol, d’équilibrisme et d’acrobaties aériennes alliant l’agilité et la force brute qu’on reconnaît au prédateur nocturne.
Le loup dans l’interprétation
Le metteur en scène et les acrobates ont su comment intégrer le loup autrement dans la performance que par une scénographie imposante et une esthétique élaborée. Dans leurs costumes noirs très sobres, les acrobates ont plutôt essayé, dans la mesure du possible, d’incarner le loup dans leurs gestes et dans leurs expressions.
Le public pouvait sentir l’animal dans l’expression des artistes. Que se soit dans leur manière de rester près du sol et le dos courbé à certains moments (incarnant ainsi le loup sur le point de bondir sur sa proie) ou dans les traits de leurs visages évoquant la force brute et l’insoumission bien connues de cet animal, il était possible de reconnaître le prédateur.

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Une autre référence très bien pensée au loup était la manière de respirer des artistes. En effet, lorsqu’ils étaient tous ensemble sur la piste, leur forte respiration en coeur rappelait facilement la forte respiration et le grognement de la bête.
L’importance de la meute
Bien qu’il y ai eu des numéros en solos ou en duos dans Wolf, la majorité du spectacle était composée de numéros de groupe. De la même manière que les loups vivent et fonctionnent en meute, les acrobates fonctionnaient mieux et étaient plus impressionnants tous ensembles.
Yaron Lifschitz expliquait vouloir utiliser le loup comme incarnation de l’esprit de libération, de l’anarchisme et du caractère sauvage. En utilisant principalement des numéros à plusieurs dans ce spectacle, il soutient que ces trois caractéristiques ne sont pas uniquement individuelles, mais collectives. Autrement dit, il y a certainement quelqu’un d’autre qui ressent les mêmes sensations que soi et que c’est en agissant en groupe qu’on peut réellement changer le monde.





