Le 25 septembre dernier, le Théâtre Outremont a accueilli le cabaret littéraire Résister-Bibliothèque de combat du Festival international de la littérature (FIL). Au cours de la soirée, différents auteurs ont habilement rappelé que la littérature était, non seulement un art, mais aussi un instrument de résistance à la décadence mondiale.
Idéalisé et mis en scène par Véronique Côté et Anne-Marie Olivier, ce spectacle-lecture était inspiré de la maquette Résister de Salomé Saqué. Dans le but d’insuffler du courage et l’envie au public de changer les choses, cet événement regroupait des auteurs qui, à la manière d’un plant de tomates sur un tuteur de bois, s’appuient sur leurs mots pour rester debout envers et contre tout.
Donner du sens aux choses en les racontant.
-Véronique Côté, metteuse en scène

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Passivité et neutralité, ennemies de la résistance?
Plusieurs textes présentés critiquaient durement ceux qui, face aux enjeux politiques, environnementaux et humains actuels choisissent de rester passifs et neutres.
La passivité y est associée à une sorte de petite mort, de suicide. Se taire devient l’acception qu’on ne veut ou ne peut plus vivre (du moins dans des conditions qui favorisent l’ouverture et la liberté de tous). Selon la maquette, ce n’est que quand il est trop tard qu’on réalise qu’il aurait fallu se bouger pour les autres afin d’éviter que la situation ne s’envenime pour nous aussi. Évidemment, la question des relations politiques tendues actuelles avec les États-Unis sont le lien le plus facile à faire. À travers un texte poétique, le spectateur reçoit le message de se manifester en refusant la haine de la droite politique et en continuant de répandre la bonté et l’inclusion.
La neutralité a, elle aussi, été remise en question; existe-elle vraiment? Chaque auteur de la distribution a souligné, plus ou moins explicitement, que chaque geste posé (les produits achetés, les endroits visités, les cadeaux offerts, etc.) et chaque mot énoncé reflète un choix. En sortant de la salle, le spectateur se met à penser que, dans des circonstances pareilles, la pertinence et même l’existence du concept de neutralité sont discutables et ébranlables.
Une ambiance déconstruite
La scénographie jouait un rôle important dans le thème de la résistance. C’est au milieu d’une myriade de cônes orange que les artistes récitaient les extraits de textes sélectionnés.
Symbolisant le chantier qu’est la création artistique, ces objets bien connus surtout des Montréalais permettaient aussi d’évoquer les interdits et les balises à contourner lorsqu’on prend un chemin plutôt qu’un autre.





