Du 23 septembre au 3 octobre, le Festival international de littérature (FIL) présentera sa 32e édition. Mélange de découvertes, de classiques, d’œuvres étrangères et d’œuvres québécoises, le FIL est une occasion de s’initier à la littérature ou d’entretenir sa passion déjà existante.
Pour chaque édition, Michelle Corbeil, la directrice artistique et co-directrice générale du festival, se fait un devoir de faire découvrir ses coups de cœurs littéraires de l’année à travers différents médiums tels que la lecture, le théâtre et la musique.
« On sort du livre pour revenir au livre »
L’objectif du FIL a toujours été, entre autres, de briser l’isolement des écrivains.
Selon Michelle Corbeil, l’association de la littérature avec d’autres formes artistiques est essentielle pour y arriver. Elle permet d’en souligner l’interdisciplinarité et la versatilité. Quelque part, c’est aussi ce qui permet d’élargir le public d’une année à l’autre. Cela offre une nouvelle façon de découvrir des œuvres littéraires et de piquer la curiosité d’un participant. Par exemple, assister à une pièce de théâtre parce qu’un comédien qu’il admire fait partie de la distribution va faire découvrir au spectateur un texte qu’il ne connaît pas et potentiellement piqué sa curiosité.
C’est en partie pour cela que le spectacle d’ouverture sera La surface blanche adaptée d’une trilogie de romans islandais de Gyrðir Elíasson par Mylène Bouchard. Dans cette trilogie, l’auteur prend tour à tour le point de vue d’un peintre, d’un écrivain et d’un compositeur pour décrire les tribulations créatives d’un artiste. Interprétée par Maxim Gaudette, James Hyndman et Emmanuel Schwartz, cette pièce lancera le festival en force.

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Un autre moyen de sortir les écrivains de leur isolement est de discuter avec le lectorat (ou du moins le lectorat potentiel). C’est pourquoi le FIL offrira des activités gratuites de chantier de création qui permettra au public d’assister au processus de création d’un livre afin d’en comprendre les complexités et d’échanger sur le sujet avec des auteurs. Ces événements porteront sur différents sujets : le rapport à la mémoire, la traduction, l’adaptation d’un livre pour le cinéma ainsi que la relation entre l’écriture et l’expression corporelle.
« Les mots ont un rôle à jouer à l’intérieur de ça »
Cette année, les œuvres présentées au festival tournent beaucoup autour du thème de la résistance. Ce thème s’est imposé de lui-même en fonction des lectures de Michelle Corbeil, mais aussi du contexte politique et environnemental actuel. Selon la directrice artistique et co-directrice du FIL, la littérature a un rôle à jouer dans l’idée de continuer à vivre et à exister malgré une crise. Elle souligne cependant qu’il n’y a pas que dans la littérature très contemporaine que la notion de résistance est présente.
En 2026, le 80e anniversaire du roman Bonheur d’occasion de Gabrielle Roy sera célébré. En plus d’être un classique de la littérature québécoise, sa critique de la société et le sous-texte invitant à la résistance à la montée du capitalisme est toujours d’actualité.
Pourquoi aller au FIL?
Le FIL permet la découverte de nouvelles œuvres ainsi que l’accès à une programmation diversifiée et majoritairement gratuite. Autrement dit, il créé une balance; avoir un pied à l’intérieur de sa zone de confort et l’autre à l’extérieur.
Vous pouvez trouver toute la programmation du festival sur le site internet de l’événement.





