Il y a de ces jeux qui sont si terribles qu’ils en deviennent bons; il y en a d’autres, comme Mad Metal, qui travaillent extrêmement fort pour laisser une empreinte indélébile, mais qui ne réussissent, bien souvent qu’à créer la confusion dans nos esprits.
Développé et publié par indie.io, le titre se déroule, nous dit-on, dans un futur relativement proche où l’intelligence artificielle a pris le contrôle de la grande majorité de la planète, fabricant au passage ce qui ressemblerait à des hybrides humains-machines, histoire d’asservir le reste de l’humanité.
Mais pas vous: vous êtes le héros, John Danger (admettons), et vous devez tirer votre femme et votre fille des griffes de ces vils personnages. Comment, me demanderez-vous? En conduisant une grosse voiture et en faisant exploser des trucs, bien évidemment!
Mélange un peu psychédélique de Carmageddon et de Mad Max, le jeu est donc un titre mêlant conduite et combats. Tuer des ennemis et atteindre des objectifs nous permet de débloquer des pièces et des armes supplémentaires, qui nous permettront de tuer des ennemis plus puissants et d’atteindre des objectifs plus dangereux, etc.
La première chose qui frappe, ce sont les visuels: ceux-ci rappellent les titres du début des années 2010. Et encore, peut-être plus du côté des productions à très petit budget que chez les grands noms de l’industrie. Les éléments de décor qui apparaissent soudainement, même si l’environnement, terne et morne, est limité à deux falaises et une route sinuant entre les deux pans de montagne. Les visages étrangement détaillés, mais dont seules les lèvres semblent bouger, lors des dialogues, ce qui nous fait immédiatement plonger dans la vallée de l’étrange…

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Sinon, la particularité de l’engin physique nous saute en plein visage. Il n’y a qu’à penser à ces montagnes acérées, clairement conçues pour que l’on doive en faire le tour, mais que l’on pourra franchir en générant suffisamment de vitesse, notre voiture n’ayant clairement que très peu de problèmes d’adhérence, tant et aussi longtemps que l’on « pèse sur le champignon ».
N’oublions pas, non plus, cette première mission, où l’on doit récupérer l’épave du véhicule conduit par notre femme désormais prisonnière du grand méchant: en s’installant pour remorquer le tout, le fait d’activer ladite fonction de remorquage a fait en sorte que notre véhicule et l’épave en question étaient soudainement un seul objet physique. Et comme l’autre véhicule était déjà un peu à moitié passé à travers un mur, notre propre voiture a soudainement effectué un grand bond dans les airs. Pour le réalisme, on repassera…
Il y a aussi ce(s) moment(s) déjantés où nous faisons entrer notre voiture dans le garage de notre allié, ce qui déclenche bien souvent un dialogue entre les deux personnages. Sauf que rien n’est « gelé »; nous pouvons encore quitter l’endroit quand bon nous semble, simplement en faisant marche arrière.
Il est dificile d’expliquer à quel point Mad Metal ressemble à un projet inachevé… À ce qui aurait peut-être été vendu en rabais, dans un bac d’un magasin quelconque, pour la modique somme de 5$, il y a une dizaine d’années.
On ne saurait, bien franchement, recommander Mad Metal pour autre chose que pour rigoler un brin. Il existe bien d’autres titres qui sont largement meilleurs; on passera volontiers son tour.
Mad Metal
Développeur et éditeur: indie.io
Plateforme: Windows (testé sur Steam)





