Si vous êtes comme moi fan invétérée de Jodie Foster – depuis sa prime apparition choc à l’âge de 12 ans dans le film Taxi Driver, en 1976 – vous aurez sûrement flashé sur ce film dans lequel elle incarne une psychiatre torturée par le sombre suicide de sa patiente Paula, campée par Virginie Efira.
Vie privée invite à une intrigue qui se tisse, se complexifie, se mystifie, jusque dans le monde de l’inconscience et du rêve. Un pur suspense d’une originalité désarmante griffé Rebecca Zlotowski.
Dans son bureau parisien somptueux, une psychiatre glaciale traite des âmes troublées en vrac. Minutieusement, elle enregistre chaque séance, dans le souci du secret professionnel. Mais lorsqu’elle reçoit un appel de la fille de Paula, Valérie, lui apprenant la tragique fin de sa mère, la bascule dans le vide opère.
D’abord, en provoquant des larmes de deuil inexplicables. Et par la haine du mari de la défunte à son égard, le ténébreux Mathieu Amalric, dans une scène inédite lors de laquelle il tombe dans les pommes sur la dépouille de sa bien-aimée.
À partir de là, le destin des deux femmes sera lié, fusionné. La psy et l’âme de sa patiente ne faisant qu’un.
L’enquête menée par la thérapeute pour déterminer la cause exacte de la mort nous amène dans tous les recoins de son imaginaire et du suspense. À une séance d’hypnose à laquelle se prête bien malgré elle une Jodie Foster hilarante, qui est sur la folle voie de la filature du veuf semblant le premier responsable de ce drame intime. Pour parvenir à ses fins sans craquer, elle se rapproche de son ex-mari (Daniel Auteuil) avec qui elle partage des moments jouissifs où chacun picole.
Ce dernier, toujours épris, l’accompagne dans son délire croissant, avec une tendresse douce rappelant celle de ses plus grands rôles amoureux. Foster-Auteuil, le désir, l’intrépidité et la drôlerie en un tout.
Le film sera à l’affiche à partir du 23 janvier 2026.





