Les années passent, et la situation empire: selon le plus récent Bilan-Faim, publié récemment par les Banques alimentaires du Québec, les demandes d’aide alimentaire continuent d’augmenter fortement, année après année, témoignant des conditions économiques et sociales difficiles dans lesquelles sont plongés les habitants d’ici.
Ainsi, selon l’organisation, ce ne sont pas moins de 3,1 millions de demandes d’aide alimentaire auxquelles les différentes banques alimentaires du Québec ont répondu, chaque mois. Cela représente, affirme-t-on, une hausse de 6,6% depuis 2024.
Mais depuis 2022, le constat est encore plus alarmant: la fréquentation des banques alimentaires a augmenté de plus de tiers, avec un bond de 37%. « Nous ne nous y habituons pas! », écrivent ainsi les auteurs du document.
Chaque édition marque un nouveau sommet. Et chaque fois, la même question revient: quand cette escalade prendra-t-elle fin?
-Extrait du Bilan-Faim 2025
Parmi les autres données mises de l’avant par ce document, on constate qu’un peu plus du tiers des personnes bénéficiant des services des banques alimentaires (35%) sont des enfants. Depuis 2022, d’ailleurs, ce sont près de 50 000 enfants de plus qui ont reçu des dons afin de pouvoir manger (un peu) à leur faim.
Par ailleurs, la plus récente édition de ce rapport prouve, une nouvelle fois, que l’incapacité d’acheter les biens alimentaires nécessaires pour combler ses besoins, ou ceux de sa famille, n’est pas que l’apanage des personnes au chômage, bien au contraire.
C’est ainsi environ un ménage sur cinq faisant appel aux services de banques alimentaires dont la principale source de revenus est un emploi rémunéré.
Les banques alimentaires écopent aussi
Ce ne sont pas seulement les citoyens qui ont dû demander de l’aide; face à la demande sans précédent, un peu plus des deux tiers des 2000 organismes associés ont indiqué avoir manqué de denrées à distribuer aux gens dans le besoin, au cours de la dernière année.
Pour la moitié d’entre eux, la solution a consister à acheter davantage de denrées, ce qui a souvent nécessité des ressources financières et humaines supplémentaires.
Toujours selon les auteurs du Bilan-Faim 2025, « le nombre de demandes auxquelles le réseau des Banques alimentaires du Québec a répondu, soit 3,1 millions de services rendus en un mois, est le plus haut jamais enregistré de notre histoire. Encore une fois ».
Pire, lit-on dans le document, « une étude économique, réalisée par Aviseo Conseil, vient confirmer cette tendance
inquiétante : la demande continuera d’augmenter ces trois prochaines années ».





