Avant de tourner la page du FIJM 2025, Violent Femmes, ce groupe culte folk-punk de Milwaukee, s’est emparé de la Salle Wilfrid-Pelletier, déterminé à en faire voler en éclats les cloisons et les sièges inutiles.
Violent Femmes, avec ses émissaires d’origine – le chanteur Gordon Gano et le bassiste Brian Ritchie – a démontré avec la désinvolture exquise de ces grands garçons en marge que le punk n’est pas mort!
Qu’une autre Amérique résiste à la pression de l’étau trumpien par des hymnes élixirs coulant dans leurs veines et dans les nôtres, tels que Gone Daddy Gone, I Hear The Rain et l’addictive Blister in The Sun, qui a soulevé la foule entière, du parterre aux balcons, en un effet de respiration d’oxygène collective.

La première partie du concert baignait sous les astres de l’album mythique Hallowed Ground, paru en 1984. Les six musiciens arboraient d’ailleurs leur t-shirt au visage mystique de la pochette affichant une mine juvénile. Sans jamais perdre d’énergie en propos et discussions, la formation a enchaîné les chansons It’s Gonna Rain, Never Tell et Jesus Walking On Water avec l’inaltérabilité des légendes vivantes.
Chacun y allait aussi de son solo, dont le batteur Brian Viglione maniant magistralement ses percussions dont son fameux dôme de four barbecue. Un accordéoniste et un joueur de cajon insufflaient un baume d’harmonie au folk griffant de ces gaillards célébrant 40 ans depuis leur album éponyme.

Pour clore ce retour en grand, la deuxième partie du concert a complètement rempli ses promesses. Toujours debout, l’auditoire jubilait de renouer avec des airs rappelant l’adolescence insouciante, une autre époque pour quiconque levait le poing et slamait sans réfléchir dans la foule en signe d’allégeance à l’anarchie collective. Violent Femmes ne souffrait décidément d’aucune nostalgie et ravivait en chacun le feu punk au sein d’une touchante messe.





