Space Sweepers, la folle histoire de l’espace

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Une bande de collègues endettés jusqu’au cou. Un vaisseau qui tombe en ruines. Un robot un peu trop facétieux. Une humanité qui court à sa perte. Et, bien entendu, un grand méchant tyrannique. Que demander de mieux? Space Sweepers, un space opera sud-coréen qui vient tout juste de débarquer sur Netflix, ne révolutionne pas le genre, mais impossible de reprocher quoi que ce soit de sérieux à ce divertissement haut en couleur.

Intitulé Spaceship Victory dans sa version originale sud-coréenne, le film raconte donc les aventures de l’équipage du Victory, un vaisseau servant à ramasser la ferraille spatiale qui traîne en orbite autour d’une Terre qui se meurt. La pollution a pratiquement eu raison de l’ensemble de l’écosystème, et en 2092, date à laquelle se déroule le long-métrage, la toute-puissante UTS Corporation a réussi à terraformer Mars et s’apprête à définitivement abandonner la planète autrefois bleue.

Son grand patron, James Sullivan (Richard Armitage, qui a notamment joué dans la trilogie du Hobbit), considère l’humanité comme une plaie, ou encore une maladie à éradiquer. Cela dit tout!

Nos membres d’équipage, eux, tous des écorchés du système ultracapitaliste qui force les moins nantis à travailler jusqu’à la mort pour des miettes, tentent de surnager. Jusqu’à ce qu’ils trouvent Dorothy, une enfant pas tout à fait normale qu’UTS veut absolument récupérer. Quitte à tuer tous ceux qui se dresseront dans le chemin de ses supersoldats.

S’ensuit alors une course folle débordant d’explosions, d’effets spéciaux, de moments dramatiques et d’autres instants plus légers qui feront sourire. Tout cela dans un 2h16 bien tassé qui ne permet de reprendre son souffle que très rarement.

L’affiche du film

Et franchement, on s’amuse bien, dans Space Sweepers! Avec un budget relativement conséquent de 21 millions de dollars US et des poussières, le côté visuel du film est assez soigné pour que l’on n’ait pas l’impression que le réalisateur Jo Sung-hee tente de donner vie à une vision cinématographique sans disposer des moyens nécessaires.

Du côté des personnages, ceux-ci sont assez diversifiés et attachants pour qu’on s’intéresse au destin de cette équipe éclectique. Les amateurs de Cowboy Bebop, le cultissime anime rassemblant western, science-fiction et film noir, trouveront ici quelques tendances similaires, notamment avec le côté déglingué et un peu sombre de cette société utopique qui s’est forcément bâtie sur le dos des pauvres gens.

Bien sûr, avec seulement 2h16 à notre disposition pour nous présenter tout un univers, y compris quatre membres d’équipage au passé et aux ambitions complexes, on a parfois l’impression d’être bombardé d’informations. Cela étant dit, une séquence de combats spatiaux ou d’affrontements dans une quelconque station spatiale n’est jamais loin, et le rythme du film ne va donc jamais suffisamment faiblir pour que l’on commence à se tourner les pouces.

Franchement divertissant, clairement bien réalisé et bien joué, Space Sweepers est un excellent divertissement. Avec de petits « plus » qui font sourire, notamment ce mélange des langues qui ne semble déranger personne. Ont-ils tous droit à une traduction simultanée?

Quoi qu’il en soit, le film mérite d’être vu, seul ou en bonne compagnie, avec bière et maïs soufflé.

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À propos du journaliste

Hugo Prévost

Cofondateur et rédacteur en chef de Pieuvre.ca, Hugo Prévost se passionne pour le journalisme depuis l'enfance. S'il s'intéresse surtout à la politique, à la science, à la technologie et à la culture, Hugo n'hésite pas non plus à plonger tête première dans les enjeux de société, l'économie ou encore les loisirs et le tourisme.

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