Plaisir monstre pour Les Géants

1

Aventure à la fois fantastique et écologique mettant en vedette des enfants dotés de pouvoirs hors-normes et de gigantesques créatures se réveillant après des millions d’années d’hibernation, Les Géants pourrait bien être la meilleure série jeunesse de la rentrée.

Au Groenland, dans la région de Qaanaaq, le réchauffement climatique fait apparaître de nouvelles failles dans les glaciers. C’est dans l’une de ces grottes qu’un garçon, Yatho, découvre par hasard une énorme créature enfouie dans la glace depuis des temps immémoriaux. À des milliers de kilomètres de là, en Écosse, Erin, une jeune fille très douée pour le jardinage et dont les parents viennent de mourir dans un accident de voiture duquel elle est miraculeusement sortie indemne, s’apprête à quitter la maison familiale pour aller vivre avec son oncle, sa tante et son cousin, lorsqu’elle tombe nez-à-nez avec un colosse végétal dans la forêt. Nommé Yrso, le titan demande télépathiquement l’aide d’Erin afin de stopper une menace terrible planant sur la planète, mais le duo devra faire vite, puisque la corporation Crossland, spécialisée dans la recherche scientifique et les armements, tente activement de capturer les autres géants se manifestant aux quatre coins du globe.

La couverture de l’album

La scénariste Lylian, le dessinateur Pierre Drouin et le coloriste Lorien Aureyre forment une équipe du tonnerre, et après nous avoir donné La famille fantastique, L’aventure fantastique et Titouan, le trio semble détenir un nouveau succès avec Les Géants. Bien qu’il ne s’agisse que d’une entrée en matière de 48 pages, l’album met la table pour une saga épique, en introduisant Erin, une jeune orpheline ayant le pouvoir de communiquer avec les plantes, Yrso, le gentil colosse mesurant 15 mètres et pesant 10 tonnes, et un vilain mémorable sous la forme de Calvin Crossland, un vieillard malade à la tête d’une vilaine corporation cherchant le secret de l’immortalité. Extrêmement bien rythmée, il s’agit d’une bande dessinée qui a tout pour plaire aux jeunes, et ces derniers seront impatients de découvrir les autres monstres, qui seront présentés dans les prochains tomes.

Une page de l’album

Depuis sa couverture en relief au titre embossé jusqu’à ses planches vibrantes, Les Géants est une bande dessinée ne lésinant pas sur la qualité. Le style graphique des illustrations se situe quelque part entre l’école franco-belge et le manga, avec ses personnages dotés de grands yeux très expressifs, et bien que les dessins de Paul Drouin soient somme toute assez familiaux, ils possèdent toutefois une grande richesse visuelle, alternant entre les paysages glacés du Groenland où soufflent les bourrasques de neige et les forêts verdoyantes de l’Écosse. Sorte de croisement entre un hibou et un arbre centenaire, on apprécie l’originalité de son titan végétal, au pelage de feuilles et au squelette de branches qui, comme King Kong, abat les hélicoptères le harcelant d’une simple taloche. L’album contient également six marque-pages cartonnés à l’effigie des six géants et des jeunes héros de la série.

Ce premier tome constitue un départ fort prometteur pour la nouvelle série de Lylian, Drouin et Lorien, et Les Géants fera assurément rêver les jeunes lecteurs grâce à ses monstres sympathiques et son aventure à grand déploiement.

Les Géants, Tome 1: Erin, de Lylian, Drouin et Lorien. Publié aux éditions Glénat, 48 pages.

Abonnez-vous à l’infolettre!


Autres contenus:

These Savage Shores: entre Histoire et mythologie

Partagez

À propos du journaliste

Patrick Robert

Cinéma, musique, jeux vidéo ou bandes-dessinées, Patrick partage sa passion pour la culture populaire depuis plusieurs années à travers les critiques, les entrevues, ou les textes d’actualité qu’il signe pour de nombreux médias, parmi lesquels le blogue de Ztélé, La Vitrine, Le Coin du DVD, et évidemment, Pieuvre.ca.

Un commentaire

  1. Avatar

    Super inspirant, tout ça! Vous donnez le goût : c’est certain que j’irai me procurer ça!

    Un petit détail, cependant : Lylian est bien UN scénariste, Lylian étant son pseudo ET son nom de famille! Prénommé Christophe, ce monsieur est venu faire un tour au Québec, il y a quelques années (au Festival de BD de Québec, si je ne m’abuse).

Répondre