La capsule Dragon de SpaceX décolle et s’amarre sans heurts à la station spatiale

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La météo n’aura finalement pas eu raison de la volonté de la NASA, l’agence spatiale américaine, de reprendre les vols habités sur le territoire des États-Unis: la capsule Dragon, de l’entreprise SpaceX, a décollé sans encombre, samedi, après une première tentative, mercredi, remise en raison d’un trop grand risque de tempête. Dimanche après-midi, les deux astronautes à bord de l’engin sont venus rendre visite à leurs confrères déjà à bord de la Station spatiale internationale (ISS).

Les rouages de la machine de communications de la NASA et de SpaceX tournaient à plein, samedi, pour cette reprise de l’événement « Launch America ». Pour l’occasion, le président et le vice-président américains, Donald Trump et Mike Pence, déjà venus sur place mercredi, étaient de retour. L’occasion, par ailleurs, de s’éloigner pendant quelques heures des nombreuses manifestations qui ébranlent les États-Unis depuis une semaine, et qui sont devenues si importantes, notamment à Washington D.C., devant la Maison-Blanche, que M. Trump a dû trouver refuge dans le bunker anti-terroriste construit sous le bâtiment, écrit le New York Times.

Pendant quelques heures, donc, ce déchirement racial était oublié, ou du moins, mis en veilleuse, pendant qu’une entreprise américaine (dirigée par un homme d’origine sud-africaine, avant qu’il ne devienne canadien, puis américain) mettait de l’avant l’ingénierie américaine, dans un contexte d’affrontement géopolitique avec la Russie, seul fournisseur, depuis 2011, d’engins spatiaux capables d’envoyer des astronautes rejoindre l’immense laboratoire orbital qui flotte à un peu plus de 400 kilomètres au-dessus de notre planète.

Une fois le lancement réussi, et nos deux astronautes Robert Behnken et Douglas Hurley passés du plancher des vaches à l’apesanteur en quelques minutes à peine, la capsule a orbité deux fois autour de la Terre pour rejoindre, 18 heures plus tard, l’ISS, où la manoeuvre d’accostage s’est déroulée, à également, sans aucun problème. La boucle est donc bouclée pour SpaceX, première compagnie privée à envoyer un véhicule automatisé à l’ISS en 2012, puis toujours première entreprise privée à transporter des hommes vers cette même station, huit ans plus tard.

« La durée spécifique de la mission doit encore être déterminée », précise la NASA sur son site internet, en parlant du « deuxième vol de démonstration » de la capsule Dragon Crew. Les astronautes pourraient effectivement demeurer à bord de l’ISS jusqu’à la mi-septembre. Toujours au dire de l’agence spatiale américaine, la durée de la mission dépendra « de la capacité de décollage de la prochaine mission habitée commerciale ». « En fonction des exigences de la NASA, le vaisseau Crew Dragon sera capable de demeurer en orbite pendant au moins 210 jours. »

Un éventuel succès des tests effectués en lien avec ce premier vol habité américain depuis 2011 aura un impact important sur le programme lunaire de la NASA, alors que SpaceX fait partie des entreprises ayant obtenu des contrats pour participer à la sélection d’une série d’engins spatiaux pour ramener des astronautes sur la Lune, 50 ans après la fin du programme Apollo.


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À propos du journaliste

Hugo Prévost

Cofondateur et rédacteur en chef de Pieuvre.ca, Hugo Prévost se passionne pour le journalisme depuis l'enfance. S'il s'intéresse surtout à la politique, à la science, à la technologie et à la culture, Hugo n'hésite pas non plus à plonger tête première dans les enjeux de société, l'économie ou encore les loisirs et le tourisme.

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