Mothergunship: pew pew, motherf***er!

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Des vaisseaux spatiaux générés aléatoirement. Des hordes d’ennemis. De sacrés gros fusils. Bienvenue dans Mothergunship.

Le titre développé par Terrible Posture Games et Grip Digital (qui en est aussi l’éditeur) ne s’embarrasse pas d’une histoire trop complexe pour son propre bien: une race extraterrestre désireuse « d’archiver » tout ce qui existe dans l’univers menace la Terre. En tant que membre de la résistance, engoncé dans une armure métallique, le joueur devra se frayer un chemin à coup d’armes à feu jusqu’au coeur de la flotte ennemie, le fameux « Mothergunship ».

Tournant sous le moteur Unreal Engine, Mothergunship est ce que l’on appelle communément un bullet hell. Les projectiles adverses proviennent bien souvent de toutes les directions, qu’il s’agisse de lasers mortels, de bombes volantes qui se rapproche lentement du j0ueur, ou encore de gigantesques obus rappelant les Bullet Bills dans l’univers de Mario Bros.

Pour franchir les diverses étapes qui mèneront jusqu’au coeur de la formation ennemie, le jeu propose une mécanique franchement jubilatoire: en maniant diverses pièces à l’image d’un jeu de Lego, il est possible d’assembler les armes à feu les plus ahurissantes qui soient. Vous désirez combiner un lance-roquettes à une mitrailleuse, un fusil à pompe et un canon laser? Il suffira d’accumuler suffisamment de connecteurs pour que toutes ces armes puissent tenir dans un seul cadre sans se chevaucher, et voilà!

Pour équilibrer un peu les choses, les développeurs ont ajouté une limite physique à l’extravagance: plus une arme est sophistiquée et puissante, plus elle consomme d’énergie, et plus il faudra attendre, bien souvent en sautillant entre les dizaines de projectiles qui filent à vive allure un peu partout dans la pièce pour éviter d’encaisser trop de dégâts, avant de pouvoir faire feu à nouveau. Oui, il est possible de combiner une dizaine de canons complètement déments en une seule arme dévastatrice, mais attendez-vous à ce que les feux d’artifice soient de courte durée…

En plus de ces possibilités jouissives, les développeurs ont intégré des échanges rigolos entre les divers protagonistes de la campagne. On ne se prend définitivement pas au sérieux, et c’est tant mieux.

Visuellement impressionnant, avec une belle utilisation des capacités de l’engin graphique, Mothergunship pêche peut-être par sa tendance à répéter les salles et les ennemis. Certaines limitations liées à la génération aléatoire de récompenses, par exemple, peuvent nuire au plaisir que l’on retire de certaines missions. Le joueur est là pour tout détruire sur son passage, après tout, et non pas pour se retrouver coincé avec une pauvre pétoire, incapable d’améliorer son armement en raison du manque de devises lâchées à la mort des ennemis et du petit nombre de « magasins » offerts en chemin vers le coeur des vaisseaux adverses.

Autrement, on attend aussi avec impatience le mode coopératif, déjà en partie présent dans le jeu, mais promis dès le mois prochain seulement. En prévision de ce qui s’annonce comme une série de séances riches en explosions et en armements gigantesques, il est certainement recommandé de se faire la main en mode solo.

Après tout, qui ne veut pas d’explosions avec son café, le matin?

Mothergunship

Développeurs: Terrible Posture Games et Grip Digital

Éditeur: Grip Digital

Plateformes: Windows, PlayStation 4 et Xbox One (testé sur Windows)


En complément:

La guerre miniature de Sudden Strike 4: European Battlefields Edition

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À propos du journaliste

Hugo Prévost

Cofondateur et rédacteur en chef de Pieuvre.ca, Hugo Prévost se passionne pour le journalisme depuis l'enfance. S'il s'intéresse surtout à la politique, à la science, à la technologie et à la culture, Hugo n'hésite pas non plus à plonger tête première dans les enjeux de société, l'économie ou encore les loisirs et le tourisme.

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