Antigraviator, le jeu qui défile à toute vitesse

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Plus vite, toujours plus vite. C’est pied au plancher qu’il faut parcourir l’univers d’Antigraviator, un jeu de course futuriste développé par les gens de chez Cybernetic Walrus et publié par Iceberg Interactive. Pied au plancher, oui, mais aussi sourire aux lèvres… même si l’on a tout à la fois les mains crispées sur la manette pour tenter de retrancher une fraction de seconde et ainsi remporter la partie.

Les amateurs de F-Zero ou de Wipeout seront comblés: Antigraviator est un jeu qui demande de l’adresse, certes, mais qui exige surtout que l’on s’abandonne à la vitesse pure et dure. À un point tel, en fait, qu’un message s’affiche lorsque l’on lance le titre à des fins de test: « Assurez-vous de disposer d’un ordinateur suffisamment rapide pour que les animations soient le plus fluides possible. » Rien de moins!

Le premier contact avec le titre est d’ailleurs légèrement déconcertant: en raison de la « caméra » du jeu placée peut-être légèrement trop près de l’arrière de son véhicule, le joueur aura fort à faire, pendant un temps, pour distinguer quoi que ce soit d’autre que l’extrémité de son engin. Après tout, les détails de l’environnement et les bordures de la piste passent déjà si vite qu’ils ne forment bien souvent plus qu’un flou passant en un éclair en bordure de l’image.

Au fil des courses, cependant, ces images que l’on imaginait impossibles à distinguer se précisent, le décor s’affine, et alors que les doigts se font moins crispés sur les boutons et gâchettes de cette manette de Xbox que l’on agrippait précédemment comme si notre vie en dépendait, le plaisir se met finalement de la partie.

Antigraviator évoque quelque peu un animal sauvage qui se laisse peu à peu approcher. Loin d’être un jeu docile, il s’agit plutôt d’un titre rebelle qui risque à tout moment de désarçonner le joueur à l’aide d’une ruade bien sentie. Pas question de nous prendre par la main, non plus: à travers même la première compétition, celle supposée être la plus abordable, l’intelligence artificielle réussit régulièrement à rattraper le bolide du joueur, voire à le dépasser. S’agit-il d’un réel talent de la part de l’ordinateur, ou d’un coup de pouce des programmeurs? Quoiqu’il en soit, de nombreuses séances de pratique seront nécessaires pour réussir à l’emporter.

Coureurs de tous les pays, unissez-vous

L’attrait principal d’Antigraviator, toutefois, ce n’est pas son mode solo, où l’on livre une chaude lutte à l’ordinateur, mais plutôt ses capacités multijoueurs, où les internautes pourront concourir selon divers modes de jeu, de la course habituelle à l’élimination subite, par exemple.

Si ledit mode multijoueurs n’était pas encore accessible au moment du test effectué en vue de l’actuelle critique – le jeu sort le 6 juin, après tout -, on nous promet aussi la capacité de modifier son véhicule en y changeant les pièces pour gagner de la vitesse, de la puissance, de la maniabilité, ou simplement à des fins cosmétiques.

En l’absence d’une scène multijoueurs active, difficile de se faire un avis sur le véritable attrait d’Antigraviator. S’il est magnifique et défile à toute allure, le jeu donne l’impression que le nombre de pistes et de permutations possibles pour les véhicules est limité.

Ce qui est encourageant, toutefois, c’est que malgré ce petit manque à gagner, on devine que les développeurs souhaitent par-dessus tout offrir un produit de qualité. Espérons que ce souci du détail se transposera sous la forme d’ajout de circuits, de véhicules et autres contenus supplémentaires, histoire d’alimenter l’intérêt des joueurs.

Antigraviator

Développeur: Cybernetic Walrus

Éditeur: Iceberg Interactive

Plateformes: Xbox One, PlayStation 4 et Windows (testé sur Windows)

Jeu disponible en français (textes à l’écran seulement)


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À propos du journaliste

Hugo Prévost

Cofondateur et rédacteur en chef de Pieuvre.ca, Hugo Prévost se passionne pour le journalisme depuis l'enfance. S'il s'intéresse surtout à la politique, à la science, à la technologie et à la culture, Hugo n'hésite pas non plus à plonger tête première dans les enjeux de société, l'économie ou encore les loisirs et le tourisme.

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