Masters of Anima: tactique et dangereux

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Après le succès surprise de leur titre indépendant Space Run, les développeurs chez Passtech Games s’attaquent cette fois-ci aux mécaniques du jeu de stratégie avec leur plus récente création, Masters of Anima.

Jeu d’aventure et de stratégie dans la veine de Pikmin, Masters of Anima nous transporte dans le royaume de Spark, un univers où l’Anima, une énergie aussi mystérieuse que magique, est source de toute forme de vie. Plutôt que de jouer un héros breveté, on se retrouve plutôt aux commandes d’Otto, un simple apprenti qui ne veut pas du tout sauver le monde comme c’est habituellement le cas, mais seulement sa bienaimée, Ana, kidnappée par le vilain Zhar et son armée de redoutables golems qui terrorisent la population.

Bien qu’Otto soit en mesure d’asséner lui-même des coups avec son bâton de magicien, on agit davantage comme un chef d’orchestre dans Masters of Anima, puisque, grâce à ses pouvoirs d’apprenti et en utilisant les petites sphères d’Anima qu’on trouve sur notre chemin comme matière première, on peut invoquer des Gardiens. Ces derniers servent parfois à résoudre des puzzles environnementaux et à déplacer des obstacles, mais ils constituent surtout le cœur de notre armée, et l’on contrôle leurs mouvements, comme leurs attaques, sur le champ de bataille.

Image tirée du jeu

Masters of Anima inclut un système d’évolution digne d’un RPG, et en engrangeant de l’expérience durant la campagne, on peut non seulement améliorer les compétences d’Otto, mais aussi celles des Gardiens qu’il invoque. Cinq variétés de Gardiens, chacune avec leurs habiletés distinctes, deviennent peu à peu disponibles. Armés d’épées et de boucliers, les Protecteurs par exemple constituent le fer de lance de notre offensive, tandis que, munies d’arcs et de flèches, les Sentinelles s’avèrent davantage appropriées pour les escarmouches à distance.

Cette approche donne un aspect éminemment stratégique à Masters of Anima. Par contre, comme les affrontements se déroulent en temps réel, il n’est pas toujours évident de planifier les attaques de ses Gardiens dans le feu de l’action, surtout lorsqu’on se retrouve aux commandes d’une centaine de soldats simultanément et qu’un golem furieux les écrase un par un. Une simple fonction permettant de mettre le jeu sur pause aurait grandement amélioré l’expérience.

Image tirée du jeu

En dépit de ce petit défaut, les contrôles sont très bien adaptés à la manette. Il est facile de sélectionner ses troupes et de les envoyer à l’endroit voulu, puisqu’une ligne partant de notre personnage et se terminant par un cercle indique le lieu exact où nos Gardiens seront envoyés. D’une seule pression de la gâchette de gauche ou de droite, on change la catégorie de Gardiens sélectionnée. Il suffit d’appuyer le bouton « A » pour envoyer ses troupes, et le bouton « B » pour les rappeler.

La vue isométrique au-dessus de l’action permet de voir en un seul coup d’œil les forces en présence sur le terrain, mais derrière ses visuels sympathiques et son esthétique de dessin animé, Masters of Anima cache un niveau de difficulté impitoyable. Attendez-vous à refaire plus d’une fois les mêmes batailles, d’autant plus que le jeu a la fâcheuse habitude, lorsqu’on achève un boss de peine et de misère, de nous en envoyer un second, puis un troisième.

Si vous trouvez que les jeux de stratégie sont parfois un peu cérébraux, vous apprécierez Masters of Anima, un titre à l’action frénétique qui demande de la tactique autant que des bons réflexes.

7/10

Masters of Anima

Développeur : Passtech Games

Éditeur : Focus Home Interactive

Plateformes : PS4, Switch, Windows et Xbox One (testé sur Xbox One)

Jeu disponible en français


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À propos du journaliste

Patrick Robert

Cinéma, musique, jeux vidéo ou bandes-dessinées, Patrick partage sa passion pour la culture populaire depuis plusieurs années à travers les critiques, les entrevues, ou les textes d’actualité qu’il signe pour de nombreux médias, parmi lesquels le blogue de Ztélé, La Vitrine, Le Coin du DVD, et évidemment, Pieuvre.ca.

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