Ys Origin: les racines du JRPG

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Pour la toute première fois en plus de trente ans d’existence, la vénérable franchise Ys, une série de JRPG habituellement réservée à la PlayStation, débarque enfin sur la console de Microsoft avec la sortie de Ys Origin.

Avec pas moins d’une quinzaine de titres parus depuis 1987, Ys représente la deuxième franchise de JRPG la plus populaire au monde, juste derrière Final Fantasy. Jusqu’à tout récemment, la série était exclusive aux consoles PlayStation, ce qui explique peut-être qu’elle soit un peu moins connue, mais les nouveaux venus peuvent enfin s’initier à cet univers de fantasy grâce à la version de Ys Origin, l’antépisode de 2006, qui vient tout juste d’être lancé pour la Xbox One.

Servant de prologue à l’ensemble de la franchise, Ys Origin se déroule quelque sept siècles avant le reste de la saga. Lorsque les démons envahissent le royaume d’Ys sans crier gare, une bonne partie de la population se réfugie dans un temple dédié à Reah et Feena, et pour mettre les citoyens à l’abri, les deux déesses propulsent le bâtiment dans les cieux, où il disparaît. En tant que membre de l’équipe de recherche, notre mission consiste à retrouver l’endroit où le temple s’est posé, tout en affrontant les nombreux obstacles se dressant sur notre chemin.

Image tirée du jeu

En surface, Ys Origin ressemble à la plupart des jeux de rôle japonais, mais rapidement, les petites différences ayant fait le succès de la franchise deviennent évidentes. En partant, on a le choix entre trois personnages, soit Yunica, qui manie la hache et l’épée, Hugo Fact le magicien, ou le mystérieux « Claw » avec ses griffes de métal, mais au-delà de leurs styles de combat bien différents, chacun de ces héros ne dévoile qu’une facette du récit. Il faut donc les jouer tous les trois pour connaître l’histoire complète.

La grande surprise de Ys Origin vient de ses combats, qui, contrairement à la majorité des titres du genre, ne s’effectue pas au tour à tour, mais bien en temps réel. Cette approche rend le jeu beaucoup plus frénétique que la moyenne des JRPG, et lorsqu’on joue le magicien par exemple, ses projectiles d’énergie donnent presque l’impression d’être en présence d’un shooter. Les héros montent de niveau, mais l’évolution des habiletés et des pouvoirs est prise en charge automatiquement, ce qui conviendra davantage aux personnes peu familières avec les mécaniques d’un jeu de rôle.

Image tirée du jeu

Par ses combats beaucoup plus que ses puzzles, Ys Origin donnera du fil à retordre à la majorité des joueurs, même au moins élevé de ses quatre niveaux de difficulté, d’autant plus qu’on ne peut pas sauvegarder sa progression n’importe où, mais seulement lorsqu’on trouve une statue de démon. Souvent dans ce type de jeu, il suffit de maintenir le bouton enfoncé pour faire feu constamment, mais dans ce cas-ci, il faut malheureusement marteler le bouton sans cesse pour tirer ou frapper.

Ys Origin est également disponible pour la PlayStation Vita, et c’est sans doute ce qui explique que ses graphiques ressemblent à ceux d’un jeu portable, avec de grands espaces sans beaucoup de détails et des textures sans grande profondeur. Au moins, ce minimalisme visuel se traduit par une fluidité de mouvement irréprochable sur la Xbox One. Les cinématiques, dignes d’un dessin animé japonais, sont légèrement pixellisées à l’écran, et les voix n’ont pas été doublées. Tous les dialogues s’affichent en texte dans une fenêtre au bas de l’écran.

Bien que le jeu trahisse son âge en termes de graphiques et de mécaniques, ceux et celles qui ont toujours voulu s’initier à la franchise culte de JRPG peuvent enfin le faire, grâce à ce port de Ys Origin pour la Xbox One.

6.5

Ys Origin

Développeur : Nihon Falcom

Éditeur : Dotemu

Plateformes : Windows, PS4, PS Vita, Xbox One (testé sur Xbox One)

Jeu disponible en français (texte à l’écran seulement)


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À propos du journaliste

Patrick Robert

Cinéma, musique, jeux vidéo ou bandes-dessinées, Patrick partage sa passion pour la culture populaire depuis plusieurs années à travers les critiques, les entrevues, ou les textes d’actualité qu’il signe pour de nombreux médias, parmi lesquels le blogue de Ztélé, La Vitrine, Le Coin du DVD, et évidemment, Pieuvre.ca.

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