Project Cars 2, les deux mains sur le volant

1

« Le jeu de course le plus beau, le plus réaliste et le plus avancé de la planète. » Rien de moins! Force est d’admettre que les développeurs de chez Slightly Mad Studios sont ambitieux. Et si le résultat de leurs efforts, le jeu de course Project Cars 2, récemment lancé sur PC et consoles sous l’étiquette Bandai Namco, est effectivement magnifique et particulièrement prenant, il est aussi franchement exigeant. 

Alors que le premier opus de la série avait impressionné par la qualité de ses visuels et la complexité de ses mécaniques de jeu, sa suite déboule avec un réalisme renforcé, une quantité astronomique de réglages revus pour en améliorer l’authenticité, ainsi qu’une pléthore de nouvelles voitures que les pilotes en herbe pourront faire rouler sur autant de pistes situées un peu partout dans le monde.

Qu’on se le dise, toutefois: cette richesse et cette complexité a un prix. Un prix technique, d’abord, puisque l’ordinateur employé pour tester le titre a définitivement montré son âge. Légers ralentissements, demi-secondes de flou… la faute n’en est pas nécessairement au jeu, mais pour les passionnés de course automobile, il sera définitivement nécessaire de s’équiper convenablement d’un matériel informatique récent pour espérer suivre correctement le rythme.

Attention, également, à ne pas confondre simulation et divertissement: on aura tort de s’embarquer dans Project Cars 2 en s’imaginant foncer à toute allure dans des rues encombrées, en effectuant force dépassements audacieux et virages serrés servant à faire crier les pneus. Oh, on pourra certainement mettre « la pédale au plancher », mais on finira conséquemment dans le mur quelques instants plus tard. Loin d’être un jeu d’arcade où les principes de la physique prennent temporairement congé, au grand plaisir du conducteur jouant les têtes brûlées, Project Cars 2 est un titre que l’on approche avec circonspection, d’abord. Ou peut-être avec prudence?

Image tirée du jeu

Quoi qu’il en soit, l’approche du jeu est légèrement trompeuse: au lieu de nous catapulter d’abord au volant d’une voiture de luxe dans le centre-ville de Los Angeles – et de nous faire affronter une vingtaine d’autres concurrents! -, Project Cars 2 aurait plutôt intérêt à nous envoyer vers un banal ovale goudronné, au volant d’une voiture de tous les jours, et de nous suggérer de pratiquer avant d’espérer plastronner.

Paradoxalement, le jeu se veut à tel point réaliste, avec la possibilité d’ajuster à peu près tous les paramètres gérant la conduite d’une voiture, qu’on se prend à espérer d’avoir véritablement le volant de cette bagnole entre les mains, plutôt qu’une manette, voire un volant factice.

Ceux qui se procureront Project Cars 2 devront donc faire preuve de beaucoup, beaucoup de patience pour gravir un à un les échelons du mode carrière, par exemple. Ou simplement pour saisir toutes les subtilités de l’engin physique et les particularités des différentes voitures. À 80$ pour la version de base du jeu (et on nous propose une season pass à 33$!), le jeu s’adresse aux passionnés d’abord. Et peut-être aux amateurs très, très patients ensuite. Pour les autres, la frustration risque de gâcher le plaisir d’un titre au demeurant franchement réussi.

Partagez

À propos du journaliste

Hugo Prévost

Cofondateur et rédacteur en chef de Pieuvre.ca, Hugo Prévost se passionne pour le journalisme depuis l'enfance. S'il s'intéresse surtout à la politique, à la science, à la technologie et à la culture, Hugo n'hésite pas non plus à plonger tête première dans les enjeux de société, l'économie ou encore les loisirs et le tourisme.

Un commentaire

  1. Pingback: Need for Speed: Payback, la panne d’essence

Répondre