Du cirque plaisant et prometteur

0

Martin Prévost

Jeudi soir, le 7 juillet, à la Tohu, c’était soir de première pour la septième édition du festival Montréal complètement cirque. Première soirée du festival et aussi première mondiale de Transit, deuxième spectacle de la troupe Flip FabriQue, originaire de Québec.

Pendant 80 minutes d’un spectacle coloré et mis en musique avec des choix très pertinents, nous avons assisté davantage à une démonstration d’originalité que de prouesses acrobatiques. D’ailleurs, à certains égards, nous avons pu avoir l’impression d’assister à une générale plutôt qu’à une première. En effet, lors des deux numéros de jonglerie ainsi que lors du numéro de cordes à sauter, les erreurs ont été multiples. Il y a, de toute évidence, encore du travail à faire de ce côté-là. Cela n’enlève cependant rien à l’originalité et à l’esthétisme charmant des deux numéros de jonglerie qui intègrent avec bonheur l’utilisation de la lumière.

Par ailleurs, on a pu constater que la force de la troupe ne réside pas dans les transitions, qui se sont toutes révélées un peu ou beaucoup décevantes. Mais l’esprit de corps est évidemment présent et cela rend la troupe bien sympathique.

Parlons maintenant des points forts de cette soirée. Le numéro de cerceaux en solo de la seule artiste féminine de la troupe en a mis plein la vue avec une technique parfaite, une virtuosité de classe mondiale et un choix d’éclairage qui rehaussait merveilleusement toute la magie du numéro.

Côté clownerie, disons que la troupe a encore des croûtes à manger. Mais nous avons tout de même eu droit à un hilarant numéro de sangles « en costume de gros », un fantasme avoué de l’artiste qui la réalisé. Une superbe combinaison de précision et de drôlerie.

Et pour terminer la soirée en beauté, sans doute le numéro le plus perfectionné, peut-être le plus professionnel et sans doute le plus spectaculaire: le trampoline à cinq acrobates et à deux murs. Vraiment spectaculaire, on en redemanderait.

D’autres représentations sont à venir, courez-y!

Partagez

À propos du journaliste

Martin Prévost

Martin Prévost fréquente la scène culturelle montréalaise depuis plus de trente ans. À titre de chroniqueur culturel, il a collaboré au magazine Paraquad durant deux ans et il est un fidèle de Pieuvre.ca depuis ses débuts. Ses intérêts vont du design à la danse contemporaine en passant par les arts du cirque, la musique du monde, la littérature, le théâtre, les arts visuels et le cinéma. Musicien amateur, il consacre la plupart de ses interventions pour Pieuvre.ca à la musique classique, de la musique de chambre à l’opéra.

Répondre