Olivier Niquet entre au Club des mal cités par la grande porte

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Fort du succès récolté par Dans mon livre à moi, son recueil de citations sportives à caractère bien souvent accidentellement humoristique, le chroniqueur Olivier Niquet récidive avec Le club des mal cités, avec une première dose de citations politiques en tout genres.

« J’ai passé à travers ma belle collection de citations pour y choisir les meilleures, avant de les classer par catégories », explique au bout du fil celui qui fait partie de l’équipe de l’émission radio La soirée est encore jeune, sur les ondes d’ICI Première.

Les sports, puis la politique… Pourquoi avoir choisi de procéder dans cet ordre? Tout simplement parce que les « perles de sagesse » sportives étaient plus nombreuses, explique le principal intéressé. « Je me suis donné un an de plus pour la politique, mais peut-être aussi parce que le sport c’est un peu plus facile, il y a moins de conséquences. »

Qui dit déclarations politiques dit en effet contexte, et M. Niquet a pris le temps d’expliquer certaines citations, histoire de mieux en retirer la substantielle moelle.

L’actuelle campagne électorale québécoise représentait par ailleurs le moment idéal pour procéder au lancement du nouvel ouvrage, et la décision du premier ministre sortant Philippe Couillard de déclencher la joute une semaine plus tôt n’a pas contrecarré les plans de mise en marché.

« Cela faisait un petit bout que j’avais terminé (le livre); nous avons fini la saison de La soirée à la fin mai, alors j’ai fini le tout au début de l’été. On retrouve des citations allant de 2012 jusqu’au début juin de cette année », poursuit M. Niquet.

« Dans le fond, le but c’est aussi de rentabiliser l’écoute de toutes les conférences de presse et d’entrevues que j’effectue pour le compte de La soirée. Je me suis que tant qu’à ça, j’allais faire une grosse part d’argent avec ça, puisque les livres, c’est payant au Québec », ajoute le chroniqueur, goguenard.

« Je fais de la convergence avec moi-même. »

L’affiche publicitaire du livre.

Franche rigolade

Dans mon livre à moi avait généralement fait sourire les analystes sportifs et autres figures marquantes du milieu dont les déclarations avaient terminé leur course sur les pages de l’ouvrage, et Olivier Niquet estime que la même chose pourrait se produire pour les politiciens qui entreront au Club des mal cités.

« Je ne pense pas qu’ils soient fâchés, parce qu’ils sont habitués d’être critiqués. Il n’y a rien de mesquin, j’ai essayé d’être le moins partisan possible, même s’il y a des trucs que je trouve débiles, et que des gens adhérant à d’autres valeurs trouveraient tout à fait corrects. J’ai tout de même tenté d’être le plus objectif possible », mentionne l’auteur.

« C’est sûr qu’il y a plus de citations du Parti libéral, puisqu’ils sont au pouvoir depuis toujours et qu’ils ont davantage de visibilité. Mais j’essaie quand même d’être juste avec tout le monde », poursuit Olivier Niquet.

Malgré sa facilité à dénicher les contradictions, « fourchements » de langue et autres insertions de pieds dans les plats, l’auteur estime que les politiciens font généralement de leur mieux: « Je crois qu’habituellement, ils sont simplement coincés et tentent de se dépêtrer d’une situation, et que leur utilisation de la langue de bois, par exemple, n’est pas intentionnelle ou malveillante. »

Parmi les grands orateurs que l’on retrouvera dans Le club des mal cités, on compte bien entendu l’ex-maire de Saguenay Jean Tremblay, « le préféré » de M. Niquet. « J’ai une belle section en son honneur… Toute une section consacrée à ses citations sur la religion. Il y en a quand même beaucoup! »

Le club des mal cités sera disponible en librairie à partir du 20 septembre, fort probablement au grand bonheur des amateurs d’auto-pelure-de-bananisation.


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À propos du journaliste

Hugo Prévost

Cofondateur et rédacteur en chef de Pieuvre.ca, Hugo Prévost se passionne pour le journalisme depuis l'enfance. S'il s'intéresse surtout à la politique, à la science, à la technologie et à la culture, Hugo n'hésite pas non plus à plonger tête première dans les enjeux de société, l'économie ou encore les loisirs et le tourisme. Hugo est également membre de l'équipe éditoriale de Pieuvre.ca.

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