Le stampede automobile de ONRUSH

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Avec à leur actif des franchises comme Dirt, Colin McRae Rally ou F1, on peut dire que Codemasters s’y connaît un peu en jeux de course, et même si ONRUSH est plus proche du combat véhiculaire que de la course en tant que telle, le studio a tout de même mis à profit sa longue expérience dans le domaine pour créer un titre foncièrement amusant.

Alors que certains jeux de course, dont la franchise Forza, offrent une expérience proche de la simulation, c’est tout le contraire avec ONRUSH, un titre complètement délirant qui privilégie la vélocité extrême et le rentre-dedans sur le réalisme. À la base de ce jeu de combat véhiculaire se trouve le « rush », un accélérant qui permet à son bolide d’atteindre des vitesses vertigineuses, et qu’on obtient en défiant la gravité, en passant à un cheveu de la collision, et en adoptant une conduite généralement agressive, pour ne pas dire carrément dangereuse. C’est peut-être loin de la réalité (et de la gravité telle qu’on la connaît), mais diable que c’est amusant!

Image tirée du jeu

Disponibles en solo ou en ligne, les quatre modes de jeux qu’on retrouve dans ONRUSH opposent deux équipes de quatre joueurs. Il faut accumuler le plus de points possibles grâce à une conduite casse-cou dans Overdrive. On dispose seulement de trente secondes dans Countdown, et on ajoute du temps au compteur en passant entre les marqueurs sur le terrain, tout en essayant d’empêcher les adversaires de faire de même. Switch nous force à changer de véhicule à chaque collision mortelle; finalement, on doit demeurer à l’intérieur d’une zone mobile le plus longtemps possible pour en prendre le contrôle dans le mode Lockdown.

Il n’y a pas une tonne de véhicules dans ONRUSH, mais puisque la douzaine de bolides répartis en trois catégories (motocyclettes, voitures et camionnettes) possèdent chacun des capacités distinctes, on ne manque pas de variété. Certains procurent de l’armure à ses coéquipiers par exemple, tandis que d’autres siphonnent le « rush » de ses adversaires quand on les tamponne. On ne peut fouiller sous le capot et ajuster la mécanique comme dans certains titres du genre, mais à mesure que notre réputation augmente, on reçoit des caisses de butin contenant des items de personnalisation cosmétique, comme des carrosseries, des pierres tombales, ou des habillements et des cascades pour ses pilotes.

Image tirée du jeu

Au lieu de prendre place sur des pistes de course traditionnelles, les différentes compétitions dans ONRUSH se déroulent plutôt en pleine nature, dans de vastes terrains de jeux ouverts, à flanc de montage, sur le bord de lacs, ou dans des environnements urbains remplis d’obstacles et de dénivellations dangereuses. Évoquant une version pour adultes de Mario Kart, les parcours sont également jonchés de nombreux bonus et d’augmentations qu’on active en fonçant sur leur icône. Sans viser le photoréalisme, les visuels colorés sont très agréables à l’œil, et l’expérience roule avec une fluidité étonnante, que ce soit en solo ou en ligne.

ONRUSH n’est pas le plus beau, le plus exhaustif, et certainement pas le plus réaliste des jeux de course, mais je n’avais personnellement pas eu autant de plaisir au volant d’un bolide virtuel depuis Blur et Burnout Paradise. Avec une expérience aussi amusante, il pourrait bien s’agir du succès-surprise de l’été…

8.5/10

ONRUSH

Développeur : Codemasters

Éditeur : Deep Silver

Plateformes : Windows, PS4 et Xbox One (testé sur Xbox One)


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À propos du journaliste

Patrick Robert

Cinéma, musique, jeux vidéo ou bandes-dessinées, Patrick partage sa passion pour la culture populaire depuis plusieurs années à travers les critiques, les entrevues, ou les textes d’actualité qu’il signe pour de nombreux médias, parmi lesquels le blogue de Ztélé, La Vitrine, Le Coin du DVD, et évidemment, Pieuvre.ca.

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