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Cette première partie de Vernon Subutex demeure agréable à voir, ne serait-ce que pour contempler l’immensité du talent d’une bonne partie de la distribution – outre David Boutin, on a grand plaisir à apprécier le jeu de Paul Ahmarani, Violette Chauveau et Anne-Marie Cadieux, entre autres. Espérons cependant que les prochaines déclinaisons seront mieux structurées.

Le tout donne un spectacle un peu déroutant, sans doute, mais intéressant, avec quelques séquences particulièrement réussies, d’autres qui semblent s’étendre un peu trop, mais dont on ressort la tête pleine et le sourire aux lèvres.

C’est vers la cinquième heure, lorsque les dragons firent leur apparition et que les pingouins mirent la main sur des armes laser, qu’Inside prit une tournure franchement déjantée. Blague à part, l’oeuvre fleuve de Dimitris Papaioannou, présentée à l’Usine C, intrigue autant qu’elle ennuie.

Des gens se tenant sur une scène, où l'on trouve un fauteuil et une commode. FTA

Entre tragédie et comédie, la condition humaine se réduit à quasi niente, rien ou presque. Devant le mutisme du monde et le non-sens de la vie, l’angoisse est souvent au rendez-vous. Avec Quasi Niente, présenté au Festival Transamériques, les deux artistes italiens Daria Deflorian et Antonio Tagliarini présentent une œuvre théâtrale inspirée, dédiée ou tout du moins qui se réfère au film d’Antonioni, Le désert rouge, dans lequel une femme manifeste son désarroi face à l’insurmontable difficulté de vivre et de se lier aux autres.

Ils se promènent depuis plus de sept ans déjà sur les planches des théâtres pour donner le signal, ces cinq garçons en parka. Né de travaux exploratoires pendant les cours au Conservatoire de Liège en Belgique, le spectacle Le signal du promeneur, une cacophonie joyeuse du Raoul collectif présentée à l’Usine C, est un acte politique, presque utopique, une invitation à la résistance. Une sorte de cri de détresse pour un réveil poétique des consciences.

Entre danse et performance, c’est avec le corps que s’exprime Jan Martens, le sien ou celui d’autres artistes pour lesquels il conçoit ses spectacles. Pour trois soirs seulement, l’Usine C présente un double programme: BIS, un solo ou presque, conçu pour la danseuse Truus Bronkhorst, et Ode to the Attempt où le chorégraphe se met en scène lui-même.