Navigation : station spatiale internationale

Le fait que quatre astronautes — trois Américains et un Japonais — soient partis dimanche pour  la station spatiale internationale à bord d’une capsule et d’une fusée construites par une compagnie privée rappelle qu’un lent virage est en cours dans les vols spatiaux habités: un virage vers une place de plus en plus grande occupée par les compagnies.

La météo n’aura finalement pas eu raison de la volonté de la NASA, l’agence spatiale américaine, de reprendre les vols habités sur le territoire des États-Unis: la capsule Dragon, de l’entreprise SpaceX, a décollé sans encombre, samedi, après une première tentative, mercredi, remise en raison d’un trop grand risque de tempête. Dimanche après-midi, les deux astronautes à bord de l’engin sont venus rendre visite à leurs confrères déjà à bord de la Station spatiale internationale (ISS).

Un premier module commercial sera rattaché à la Station spatiale internationale (ISS), pour ensuite fonctionner en tant que station spatiale indépendante: l’agence spatiale américaine a annoncé plus tôt cette semaine que l’entreprise Axiom Space fournira au moins un module au laboratoire orbital, dans le contexte d’une commercialisation plus poussée des installations orbitales de l’humanité.

Si la NASA veut continuer d’envoyer des humains dans l’espace, et si les Russes veulent maintenir la station spatiale internationale en bon état, tous deux ont intérêt à soigner leurs bonnes relations. Or, les rumeurs récentes d’un sabotage là-haut arrivent à un mauvais moment.