Navigation : roman policier

Si les derniers chapitres sont heureusement plus enlevants et offrent davantage de profondeur, La Team Batista déçoit hélas par son côté beige et quelque peu ennuyeux.

Dix ans après sa parution en anglais sous le titre Erasing memory, le premier roman policier de l’auteur canadien Scott Thornley vient de paraître dans la collection Boréal Noir, sous la plume traductrice du Québécois Éric Fontaine.

Encore inconnu de nous jusqu’à présent, Yves Hughes, avec son plus récent opus, nous a apporté un pâle rayon de soleil en cet hiver littéraire. Il n’y a pas de quoi faire fondre nos cœurs avec Pâle copycat, mais certainement de quoi égayer un gentil dimanche après-midi.

À l’été 2017, Paris cuit sous la fournaise d’une canicule qui n’en finit plus de finir. Cela n’empêche pas Thomas, journaliste sans grande envergure, de mettre la main sur une information encore plus brûlante: une porte d’accès aux rouages internes de l’État islamique, alors sur le point de perdre sa « capitale ». Voilà ce que propose Le banquier de Daech, un roman de Pascal Canfin publié aux éditions L’aube noire.

Deuxième roman de la série policière de l’auteur japonais Tetsuya Honda, Cruel est le ciel permet aux lecteurs de renouer avec l’inspectrice Reiko Himekawa, alors que celle-ci doit résoudre une étrange histoire de meurtre mêlant de sombres questions liées à la pauvreté, la honte et l’influence du crime organisé.

En plein référendum sur l’indépendance de l’Écosse, le vieux limier de la police d’Édimbourg, John Rebus, a repris du service après avoir pris une retraite bien méritée. Cette fois, dans le roman On ne réveille pas un chien endormi, publié en 2013 par Ian Rankin et traduit dans la langue de Molière deux ans plus tard aux Éditions du Masque, le passé télescope le présent, et Rebus sera de nouveau sur la corde raide.

Dans le Chicago de la fin des années 1960, où affirmer que le climat social est délétère relève d’un sacré euphémisme, Smokey Dalton, détective privé à ses heures, se retrouve avec un trio de cadavres sur les bras. Tout, bref, pour possiblement mettre le feu aux poudres, alors que font déjà rage des émeutes raciales meurtrières.