Navigation : fraude

Quelque 25 millions de dollars américains de ventes en cinq ans: c’est ce qu’un duo d’entrepreneurs du mouvement antivaccins a reconnu avoir décroché aux États-Unis entre 2014 et 2019. Et on peut parler d’une « industrie », puisque ces deux joueurs ne sont qu’une partie d’un plus vaste écosystème pour qui capitalisme rime avec désinformation.

L’impact de la pandémie de COVID-19 se fait aussi sentir du côté de la consommation, et plus spécialement des risques de fraude. Au moment où les achats en ligne se sont multipliés, confinement oblige, le nombre de cas de fraude s’avère conséquent, selon un récent sondage: 36% des Québécois et 38% des Canadiens disent avoir été victimes d’une fraude potentielle, ou ont adopté un comportement susceptible d’accroître le risque de fraude depuis le début de la crise au pays, en mars 2020.

Votre identité – informations personnelles, comptes bancaires, mots de passe et numéro d’assurance sociale, par exemple – est à vendre en ligne. Et il vous en coûtera moins que le salaire horaire moyen pour vous procurer des informations qui ne devraient normalement jamais circuler librement sur le web, révèle une nouvelle étude.

S’agit-il de craintes concernant la protection de la vie privée, ou encore une simple bravade typique des habitants du pays de l’Oncle Sam, dont plusieurs jugent que la pandémie est déjà vaincue? Quoi qu’il en soit, un nouveau coup de sonde indique que près des trois quarts des répondants refuseraient de télécharger et d’installer une application de traçage sur leur téléphone intelligent, un geste jugé pourtant nécessaire pour enrayer la progression de la COVID-19.

Les craintes par rapport à la fraude électorale se sont multipliées chez nos voisins du sud, ces dernières années, particulièrement après que des responsables fédéraux américains eurent révélé que des pirates russes avaient tenté d’accéder aux listes électorales dans le cadre de la présidentielle de 2016. La technologie pourrait cependant venir en renfort pour protéger l’intégrité du processus démocratique.

Après avoir été jugé coupable d’avoir profité d’une exemption d’impôts sur les trois quarts de ses bénéfices et condamné à une amende de 250 millions d’euros, Amazon se trouve à nouveau sous la loupe de la Commission européenne. La double fonction du géant des nouvelles technologies est en cause : vendeur et plateforme de vente pour d’autres vendeurs.

La boutique de jeux en ligne G2A, depuis longtemps associée au « marché gris » de la revente de codes d’activation de jeux vidéo, voire à la vente de codes volés ou obtenus frauduleusement, a présenté ce qu’elle considère comme une solution permettant d’assurer la crédibilité du site.