Navigation : falcon 9

Le fait que quatre astronautes — trois Américains et un Japonais — soient partis dimanche pour  la station spatiale internationale à bord d’une capsule et d’une fusée construites par une compagnie privée rappelle qu’un lent virage est en cours dans les vols spatiaux habités: un virage vers une place de plus en plus grande occupée par les compagnies.

La météo n’aura finalement pas eu raison de la volonté de la NASA, l’agence spatiale américaine, de reprendre les vols habités sur le territoire des États-Unis: la capsule Dragon, de l’entreprise SpaceX, a décollé sans encombre, samedi, après une première tentative, mercredi, remise en raison d’un trop grand risque de tempête. Dimanche après-midi, les deux astronautes à bord de l’engin sont venus rendre visite à leurs confrères déjà à bord de la Station spatiale internationale (ISS).

Le 16 juillet 1969, une imposante fusée Saturn 5 se trouvait sur le pas de tir 39A du Centre spatial Kennedy, en Floride. À 9h32, les cinq énormes moteurs F-1 du premier étage se sont allumés, projetant des flammes orange, de la fumée noire et plusieurs millions de tonnes de poussée pour emporter les trois astronautes de la mission Apollo 11 dans l’espace. Quatre jours plus tard, Buzz Aldrin et Neil Armstrong posaient le pied sur la Lune.

L’entrepreneur Elon Musk doit réviser ses ambitions consistant à envoyer des gens sur Mars au cours de la prochaine décennie; l’homme affirme maintenant avoir de meilleures idées grâce auxquelles son entreprise, SpaceX, pourra engranger des revenus d’ici-là.

La réutilisation d’une capsule spatiale Dragon a suscité un vif intérêt médiatique après le lancement, samedi d’une fusée Falcon 9 par l’entreprise SpaceX, dans le cadre d’une mission de ravitaillement destinée à la Station spatiale internationale (ISS). Mais cette capsule a également marqué l’histoire d’une autre façon: elle emportait une première expérience scientifique chinoise destinée à l’ISS. Jusqu’à maintenant, la coopération spatiale entre Washington et Pékin était pourtant taboue.

Cette semaine, la compagnie SpaceX a annoncé — sans qu’on sache trop si c’est réaliste — son intention d’envoyer deux touristes autour de la Lune à la fin de 2018. Les observateurs du domaine rapportent que la NASA est frustrée par cette annonce.

L’idée de l’entreprise SpaceX consistant à ravitailler ses fusées pendant que des astronautes s’y trouvent pose plusieurs problèmes de sécurité, a confié à la NASA un groupe d’experts qui conseille l’agence spatiale américaine.