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« Ça te plaît, l’état d’urgence? Bien profond dans le cul? » Bon, il est un peu facile de débuter une critique de L’effet waouh des zones côtières, l’album du trio Institut qui sortira dans deux semaines à peine, avec cette phrase un feu racoleuse, certainement conçue pour choquer, qui se retrouve sur la quatrième piste de cet intrigant album.

Bien honnêtement, s’attendait-on vraiment à quelque chose d’autre, dans le cadre du projet Blood Machines? Le space opera mi-punk spatial, mi-film de genre a finalement été rendu disponible, à la fin de la semaine prochaine, sur la plateforme de diffusion de films d’horreur Shudder. L’occasion de voir si cette collaboration attendue depuis belle lurette avec Carpenter Brut, le maître du darksynth, allait porter fruit.

Le projet Blood Machines est étrange, c’est le moins que l’on puisse dire. Piloté par Seth Ickerman, celui-là même qui avait réalisé l’éclectique vidéoclip (et le mot est faible!) pour la pièce Turbo Killer de l’artiste synthwave Carpenter Brut, il s’agit d’un film de science-fiction d’une cinquantaine de minutes, dont la bande sonore est justement produite par… Carpenter Brut. En attendant le film, d’ailleurs, cette trame musicale est disponible, et on y découvre un nouvel aspect de l’artiste français.

Il n’aura fallu patienter que quelques courts mois pour que Magic Sword, le trio de musique électro-fantastique (dans le sens de dragons, épées laser et autres magiciens aux robes couleur néon), présente son plus récent album, Endless. Il ne faut effectivement remonter qu’à novembre dernier pour se rappeler la sortie d’Awakening, deuxième véritable chapitre de cette saga du héros pur et juste luttant contre les forces du mal, son épée magique à la main.

Creature of Doom convie au voyage. Nouveau projet solo de l’auteur-compositeur-interprète David Baldwin, qui collabore aussi au groupe rock indie new-yorkais The Dig, le nom frappe l’imagination. Et le tout premier EP de cette aventure musicale, Tears of Joy, est une véritable tempête d’idées, d’influences et d’expérimentations musicales.

Cela fait-il déjà trois ans que l’album Sigils a déboulé entre nos oreilles? On aurait pourtant pu croire que c’était hier que cet excellent premier disque, alourdi par des sonorités graves et puissantes, nous laissait pratiquement à bout de souffle, après avoir encaissé les douze titres particulièrement agressifs et bien ficelés. Voilà maintenant Swarm, et l’on peut affirmer sans aucun doute que l’artiste établi en Belgique sait y faire en matière de synthétiseurs et de batterie électronique.

Il y a eu le Volume 1; voici maintenant Awakening, le deuxième grand chapitre de la saga du groupe électro-rétro Magic Sword. Un disque un peu plus léger, un peu plus court, mais certainement satisfaisant.

Quatre ans après un premier disque encensé par la critique, le groupe Ayrad lance vendredi Zoubida, deuxième galette débordant de chaleur, de couleur et de rythmes. De quoi oublier l’hiver hâtif qui semble désespérément vouloir s’infiltrer par les interstices d’une maison définitivement mal isolée.