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Les médias regorgent de reportages et d’articles à propos du déclin de la démocratie: le récent coup d’État au Myanmar, la montée en puissance du dirigeant autoritaire Narendra Modi, en Inde, sans oublier la tentative de l’ex-président Donald Trump pour renverser les résultats de la présidentielle américaine de novembre dernier. Mais si le leadership est effectivement important, les politologues et les experts ont largement laissé de côté un aspect essentiel: le financement des gouvernements.

La démocratie se porte plus mal que jamais sur notre planète: selon un rapport récemment publié par le magazine spécialisé The Economist, la « cote » démocratique de la planète, soit le classement, sur 10 points, de la santé des régimes politiques, a atteint une moyenne de 5,37, l’an dernier, en baisse par rapport à l’année précédente, ce qui est aussi « le plus bas niveau » recensé depuis le début de cet exercice annuel, en 2006.

Un virus qui tue une démocratie: c’est ainsi que les observateurs internationaux ont interprété la loi par laquelle, lundi la semaine dernière, le président hongrois, Viktor Orban, s’est donné à lui-même les pleins pouvoirs pour une période indéfinie, a fermé le Parlement et a suspendu les élections.

Sur un barrage autoroutier de la périphérie de Pékin, la police chinoise testait cette semaine un nouvel outil: des lunettes connectées capables de scanner le visage d’un conducteur et les plaques d’immatriculation de son véhicule, et de les transmettre immédiatement à une base de données de suspects.

Le président français Emmanuel Macron a reçu lundi des figures de l’opposition vénézuélienne, dont les président et vice-président de l’Assemblée nationale, Julio Borges et Freddy Guevara, qu’il a assurés du soutien de la France dans la crise que traverse le pays.