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Impossible de séparer climat et sécurité mondiale, affirme l’Organisation des Nations unies (ONU), où le Conseil de sécurité a débattu vendredi de l’impact des changements climatiques sur la paix et la sécurité internationales. Ces échanges surviennent alors que plusieurs régions de la planète seront soumises à des températures difficiles au cours de l’été, notamment la Sibérie.

Laisser la chance à la diplomatie, encore et toujours: si les tensions entre les États-Unis et l’Iran sur la question du nucléaire attirent moins l’attention depuis l’éclatement de la pandémie, le risque d’une conflagration au Moyen-Orient est toujours présent, affirment les Nations unies, qui plaident une fois de plus pour le respect de l’accord déjà en place, y compris de la part de Washington et de Téhéran.

Une décennie après le séisme qui a profondément ravagé Haïti, les Nations unies ont souligné dimanche les très nombreux disparus et déplacés, y compris ceux qui sont toujours affectés aujourd’hui. Du même souffle, toutefois, l’ONU constate que la situation politique ne s’est gère améliorée dans la Perle des Antilles.

Au moment même où Téhéran pourrait dépasser, dès jeudi, la limite d’uranium enrichi établie en vertu de l’accord sur le nucléaire conclu en 2015, voilà que la chef des affaires politiques des Nations unies lance un appel à préserver l’entente que Donald Trump semble vouloir torpiller par tous les moyens.

Un mois et demie après le début d’une offensive contre le gouvernement libyen reconnu par la communauté internationale, offensive menée par le maréchal Haftar et ses troupes, partis de l’est du pays, la Libye risque de plonger dans une guerre civile et d’être fracturée de façon permanente, craignent les Nations unies.

Les tensions sont reparties à la hausse, dans l’est de l’Ukraine, où se déroule depuis cinq ans un conflit larvé entre les forces ukrainiennes et des forces séparatistes soutenues par la Russie. Les Nations unies ont plaidé jeudi pour un « cessez-le-feu durable » dans l’est du pays, alors que Moscou a récemment ravivé les risques d’un conflit direct et sanglant.

Les Afghans se rendront aux urnes, en juillet, pour choisir un président. Ils iront toutefois voter alors que le pays traverse l’une des pires crises sécuritaires depuis la chute du gouvernement des talibans, il y a bientôt une vingtaine d’années, a mentionné le représentant spécial des Nations unies pour ce pays.